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un bout de réflexion

nos sentiments et reflexions au jour le jour
vomitoire
--> n'est pas fait pour être lu.
- Céline : Octobre 06?
Jamais vraiment su quoi, comment, combien de temps, combien de fois. A existé avant, a cessé d'exister à un moment donné. Céline = Sale Konne? Sur des doutes, j'ai surveillé ses textos. "Je sors des cours". Téléphone avec une tache noire, la moitié de chaque texto est illisible.Céline = celle qui a dormi une fois avec lui? (sa mère : "ah c'est marrant, hier c'était une brune!". Il ne comptait pas me le cacher, et m'a juré de son bain qu'il ne s'était rien passé). Pourquoi est-ce que ça doit uniquement être Céline, tout ça? Et c'est qui c'est putain de Céline d'ailleurs? Celle des champis, avec la tache de naissance qui a dit au revoir un jour? Chez qui il y avait thé et couscous avec les parents? Ou je délire? Ah et il y a une autre Céline, mais j'y reviendrais plus tard, j'imagine. On va essayer de garder une chronologie cohérante.

- Delphine : Decembre 06 ????
Là, ya du dossier. Aurais-je le courage de publier cet article. Alors, sa première copine avec qui il a toujours gardé contact. Passe la soirée chez elle, amène l'ordi. Reviens peut-être le soir. Repas avec Jess annulé. Fausse excuse : anniv du père. Mentir à ses potes, juste par espoir de le voir. [Ou peut-être pour pouvoir être bien sûre qu'il n'allait pas rentrer de la nuit? En avoir le coeur net]. Joint avec Ivan et David. Malêtre. Le lendemain, simpsons. 17h. Attente. La pire attente. Retour. Explications sur le chemin vers chez Jérome [quel hasard...]. Véritée donnée plutôt gentiment. "Dommage que tu n'étais pas là, vous vous seriez bien entendues toutes les deux" "la meuf chez qui j'étais était tellement bourrée qu'à un moment elle a vomi c'était marrant" "vous vous ressemblez un peu, mais elle, c'est une fausse blonde. Et elle a des beaucoup plus petits seins que toi" [BIM] "tu la rencontreras un jour".

Deux semaines, deux ou trois escapades chez elle. Encore une tentative de ma part de l'attendre chez lui au cas ou il rentre, en vain, évidemment. Et pendant ce temps, quoi? Je ne sais plus. Il était probablement rassurant. Et il m'a certainement fait part de ses fantasmes. Mais dans ma tête, quoi? Le début du cahos, j'imagine.

Et puis il y a eu cette soirée, les tazs, le passage chez Jérome, la nuit. Mais avant sa, ma terrible erreur. La seule, la vraie erreur de toute cette histoire. Accepter. Accepter qu'elle reste. Prendre cette décision incongrue et si regrettable. J'ai reproduis cette erreur en miniature une bonne année plus tard qu'en j'en ai parlé à Lisa. Le lien indubitable entre ces deux erreurs est : le taz. A vomir. Envie de résoudre tous les problèmes, de le combler, de faire ce qu'il a envie. Aucune envie personnelle de me retrouver dans cette situation. Et j'ai déjà raconté, et cette page a beau être un vomitoire, je vais m'éviter le pire. Parce qu'en tant que pire, il a déjà trop été évoqué. Alors, zappons, passons au lendemain. Les larmes. Le dîner familial. Elle était encore là, quand je l'ai appelé. Le fond. Le fond du fond de la perte de soi. Je ne crois pas qu'il y ait eu "d'après". Peut-être parce que Jérome est intervenu dans l'histoire. Si je racontais cette histoire à leur gamin...

- L'inconnue : Janvier 07 ????? Le mensonge, au final. C'est tout ce que je sais mais ça a été une preuve suffisante. Chez lui. Il doit partir travailler. Il me dit de ne pas rester là, de sortir un peu. Me force, en quelques sortes. Je lui dis que dans ce cas, on part ensemble. Il veut prendre le bus. Gros doutes. Je vais chez Chris quand même. Un peu plus tard, je l'appelle : il ne répond pas. Je l'appelle en numéro privé : ivan répond. Me passe Clem. "J'ai oublié mon pentalon, je suis rentré le récupérer". Mensonge incrédible. Tu m'as vraiment pris pour une pauvre conne? Bizarrement, je n'ai pas cherché à creuser. Ce soir là, je suis allée chez Lisa père pour la première fois, avec Chris, pour une petite soirée où Léopoldo nous a filé du speed en cuisinant une soupe à l'oignon et des steaks à l'échalotte. Chris veut rentrer en dernier métro, veut que je rentre avec lui. Battements de coeur. Je lui dis "si je rentre avec toi, on couche ensemble?" cash. Cash la pistache. Il est devenu rouge, rouge, rouge. Et il y dit en anglais "euh... yeah ok". Le métro était un peu awkward, mais ça allait : c'est chris. On est allé chez lui, on a couché ensemble. C'était bizarre. Pas terrible, à cause du speed sans doute. Je n'ai pas fermé l'oeil. Le lendemain, dévastée. Clem insiste longuement pour que je vienne avec eux au resto, je ne veux pas, je suis mal, c'est une des premières fois que je ne cours pas le rejoindre, mais il a toujours le dernier mot, il insiste, j'y vais. Léon de Bruxelles. Mangé une salade, on m'a offert un thé. Trop mal. Clem raide bourré, raide relou. Pourquoi je suis venue? Pleurer toute la nuit. Envie de mourrir. (pas de regret vis à vis de l'épisode avec Chris)

- Pauline : Juin 06.
Je reviens d'un week-end familial. Il m'apprend qu'une fille de son taf à Macdo vient dormir avec lui. Me rassure suffisemment pour que je sois sûre de ses intentions. Soirée chez Guillaume père. Baignoire amusante. Coïncidence amusante, Chris est là, et cette fois c'est lui qui me propose de venir chez lui. Je vais au toilette, le coeur qui bat à fond. J'y vais? J'y vais pas? Je fais quoi? Soyons fous. Double infidélité par hasard en une seule nuit. Tant qu'à faire, autant avoir une part de responsabilité. Je suis allée chez lui, j'ai couché avec lui, c'était très très chouette. Arc de triomphe du balcon, à poil.
Il y en a encore, des choses à vomir. Je pourrais passer la nuit à vomir cet article tellement il y en a. Pauline, grosse, conne. Grosse conne. Gros connard, surtout. Avec une fille facile et stupide. Bordel de merde mais qu'avais tu dans la tête de ma la faire rencontrer? A quel point avais-tu besoin de m'humilier pour la faire venir à des soirées, pour flirter avec elle devant moi, devant les autres? Jamais rien n'effacera ces moments là de ma mémoire. Le moment où tu es parti avec elle dehors pour baiser après la soirée, "dors ma belle", tu m'as dit en m'embrassant, le moment où j'ai lu tes textos sur son téléphone, et l'attente,attendre des heures, savoir que vous étiez entrain de baiser pas très loin. Et devoir éternellement être gentille avec cette pouffiasse (non je ne dis pas ça parce que je lui en veux, c'est juste que c'est vraiment une grosse conne cette meuf. Par exemple je ne dirais jamais une chose pareille de Delphine). Passer des soirées, mais quelle idée! Mais quelle idée. Mais quel connard. Tiens, j'en ai une autre dans le même registre.

- Nom oublié, août 07. J'arrive tout juste de Paris. Deux semaines que je n'ai pas vu Clem. Ils ont rencontré un groupe de filles sur la plage qu'ils ont invité à prendre l'apéro. Tout va bien quand on ne sait pas qu'il m'avait demandé dans l'aprem si je ne pouvais pas décaler mon billet (ou quelque chose comme ça, je ne sais plus bien). Il a passé la soirée à draguer ouvertement une petite meuf aux cheveux courts qui était elle même horriblement gênée de la situation vis à vis de moi. Ca a été la soirée la plus humiliantes de toute mon existence. Tout le monde voyait devant lui Clem entrain de draguer une nana devant moi, tout le monde voyait à quel point j'étais mal, et à quel point il s'en contre-tapais. Quentin, Fatah, John, les filles. D'ailleurs Clem a finit par rester avec moi quand les autres allaient sur la plage, soit parce qu'il a finit par céder, soit parce qu'il était trop bourré de toute façon, soit parce que quelqu'un lui a dit clairement de le faire. Va savoir.

- Inconnue(s?) , Décembre/Mars 08. Jamais rien su à ce sujet, à pars qu'il se bourrait la gueule et qu'il ne m'appellait pas deux soirs sur trois. La seule preuve formelle, c'est une photo que son frère lui a malencontreusement envoyé où il a une grosse meuf toute moche sur les genoux. Encore une fois, faut pas me prendre pour une conne. Je ne sais pas si c'était la seule, j'imagine que non. Surtout après la reflexion de la tortue (ton collegue serveur) qui m'a demandé un jour "et toi, j'espère que tu profites, aussi, quand tu es à Paris?" formulé d'une telle manière que je savais très bien de quoi il parlait, et que le mot AUSSI était lourd d'un sens terrible.
Un soir, chez le père de lisa, Clem m'appelle et me dit clairement qu'il est libre, qu'il fait ce qu'il veut, qu'il considère que pendant qu'il est en saison on est pas un couple et que ça sera beaucoup mieux pour moi aussi si je vois les choses comme ça. Je me suis bourrée la gueule et j'ai fini par ramener un nounours pierre-fiteux aux cheveux longs chez moi (je l'ai abordé cash celui-la aussi). C'était chouette, d'ailleurs j'ai voulu le revoir par la suite mais il n'a pas voulu.

- Cindy, Août 08. meuf en soutif sur la webcam. J'en ai encore des traces sur mon ordinateur, comme beaucoup d'autres discussions msn que je n'aurais jamais du voir. Mon propre ordinateur. Encore aujourd'hui. Je pourrais même faire un petit copié collé, mais à quoi bon. Bref, une meuf en soutif. Par contre la trique que ça a provoqué à servi à me baiser, moi. Pas d'infidélité majeure à déclarer, j'imagine.

- Céline, Janvier 09. Tu aurais du y aller. Tu aurais du partir en vacances la voir. J'avais très peur que tu le fasses, mais assez envie au final. Car ce que je t'ai dis, j'y croyais : "si tu y vas, tu ne reviens pas". Ca a été un point de rupture. Le moment où j'ai compris que c'était fini. Au fond de moi, j'ai enfin compris que je n'avais rien à foutre avec un connard pareil, grossier, prétentieux, méchant. Tu n'es pas parti. J'ai aussi compris que tu tenais à moi. Que je n'avais pas besoin de t'obéir et de tout faire à ta convenance pour te garder. C'est à partir de ce moment là que je n'ai plus voulu de toi. Même si ça a duré plusieurs mois, je cherchais un moyen de m'en sortir, parce que c'est tres tres dur de quitter une histoire si longue et si pleine. Je n'avais pas assez de volonté, parce que le train train était confortable. Trop confortable pour durer.

Alors j'ai voulu que tu partes en saison, je l'ai espéré de toutes mes forces. Et quand j'ai rencontré Flo, j'ai foncé.

Que j'ai eu raison.

Je regrette de ne pas avoir eu la force de te quitter de moi-même. Mais tu n'imagines pas la culpabilité que j'ai ressenti quand je t'ai quitté. Maintenant, j'en suis contente, et j'aurais même voulu te faire souffrir bien plus. Pour compenser.
Je regrette aussi beaucoup d'avoir lu tes textos à plusieurs reprises, et enregistré tes conversations msn. Je me rends compte aujourd'hui que fouiller dans les affaires des autres est quelque chose qui m'est insupportable. Et ça l'était à l'époque. Simplement, il fallait que je sache. Je ne pouvais pas vivre avec le doute.

Ah et puis évidemment il y a des tas de choses dont je n'ai jamais du être au courant, c'est obligatoire. Et puis il y a aussi beaucoup de choses moins importantes mais tout aussi blessantes : des moments où il me parlait des filles qui passait dans la rue, des moments où face à ses potes ou aux mien il faisait comprendre devant moi qu'il était infidèle ou aimerait l'être, des moments où il me harcelait pour que je lui "présente une copine", des moments à vomir. Des reflexions, tous les jours, sur des tas de choses qui aboutissaient à la même chose : j'aimerais baiser par ci ou par là, et je n'ai aucun problème à te le montrer.

Bien sûr ce que tu vas retenir de ce mail, c'est que je t'ai trompé 3 fois. 3 fois. Et dans quelles circonstances à chaque fois. Par desespoir. Et il a toujours été inimaginable de te le dire. Evidemment. Ca n'aurait fait qu'empirer les choses, te donner une justification pour me faire encore plus de mal. Et puis je n'aurais pas aimé te le dire, parce que je n'aurais pas voulu te faire de mal. Et que contrairement à toi je ne suis pas fière de mes conquètes. Les 3 fois m'ont simplement confirmées à quel point j'étais mal et à quel point je tenais à toi.

D'ailleurs, si tu es le pire des connards à mes yeux, ce n'est pas pour m'avoir trompé. C'est pour m'avoir humilié, constamment. M'avoir mis à tes pieds. Ne jamais t'être mis à ta place. Tu n'imagines pas à quel point je t'emmerde.

Sans rancunes.

ps : à la base c'était un vomitoire et au fur à mesure de l'écriture j'ai décidé de te l'envoyer, comme tu as pu le remarquer dans nos dernières discussion je ressens une envie incroyable de te cracher à la gueule des tas de chose. Alors autant le faire une bonne fois pour toute. Bravo si tu as lu jusque là.
Ecrit par Indrea, le Jeudi 24 Septembre 2009, 00:58 dans la rubrique Indrea.


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