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un bout de réflexion

nos sentiments et reflexions au jour le jour
Parlons plutôt de Flo
Eh oui, je n'arrête pas de parler de Clem, alors qu'au final il est déjà très loin de mes pensées. Je ne pense quasiment plus à lui au quotidien. Par contre, c'est clair que j'ai encore des choses à régler, à mettre à plat dans ma tête, certaines pages à tourner, et c'est pour ça que je parle autant de lui ici. Mais je sais que plus tard, j'aurais aussi envie d'avoir des traces de ce que je vis avec Flo en ce moment, et ça sert aussi à ça un blog. En plus de ça, je suis tellement à fond dans cette histoire que j'ai beaucoup de mal à prendre du recul. Surtout que je n'en vois pas la nécessité.

Aujourd'hui je lui ai parlé de ce que j'ai écris hier, ce que j'ai envoyé à Clem. Alors on a à nouveau parlé assez longtemps de tout ça, et au bout d'un moment il m'a dit quelque chose qui m'a beaucoup étonné : "ça m'est assez insupportable de t'entendre parler de ça. Imaginer la souffrance que tu as enduré, c'est dur". Et j'ai réalisé qu'il le pense sincèrement et qu'il l'a toujours pensé. L'idée qu'on puisse me faire du mal (en l'occurence, qu'on m'en ai fait) le fait souffrir, lui.

Honnêtement, c'est quelqu'un d'extraordinaire. D'ailleurs je n'ai encore rencontré personne qui pense le contraire. J'ai toujours pensé, depuis que je l'ai rencontré, que c'était quelqu'un d'exceptionnellement humain, dans sa façon de vivre comme dans sa façon de penser. Je l'ai tout de suite considéré comme l'homme idéal, je veux dire, l'homme idéal pour moi, mais aussi dans l'absolu. Bien sûr, j'ai toujours pris des pincettes par rapport à cette sensation, parce qu'évidemment, personne n'est parfait. Mais je campe sur mes positions : si je lui ai découvert un côté bouguon et impatient, et qu'il est peut-être un peu trop fier (et encore, dans quelles proportions par rapport à la moyenne masculine...), si il peut être impulsif et complètement désorgannisé dans la vie pratique comme dans ses motivations, rien, absolument rien en 6 mois n'a pu me faire changer d'avis sur le constat de départ : c'est une perle rare.

Je sais que ce n'est pas raisonnable de penser ça, mais je le pense tellement fort que je ne vais pas me persuader du contraire. Et même en le voulant très fort, je ne trouve aucun argument pour le faire.

Evidemment, c'est quelqu'un qui a aussi des faiblesses. Il n'a pas toujours le moral. Et ça me fait très peur, d'ailleurs. Il peut flancher, il peut entrer en dépression, ne plus avoir envie de rien, être dégoûté de tout. Je le sais, parce qu'on en a parlé, et je le sens de toute façon. Mais je sais aussi que je suis un excellent remède à ces chutes de moral. Là aussi, je le sais, et je le sens. Dans les prochains mois, il ne risque pas de tomber bien bas, parce que je suis là et que j'ai une capacité étonnante à le remettre de bonne humeur (à comprendre : moi aussi, ça m'étonne énormément). Et parce que quoi qu'il arrive, je fournis une potentielle bonne raison de vivre.
C'est là aussi quelque chose de formidable : je trouve enfin beaucoup de reconnaissance avec lui. Il tiens énormément à moi et il me le montre. Je sais ce que je lui apporte, et j'en suis tellement heureuse. J'ai envie qu'il soit bien, qu'il aille bien, même si il doit être loin de moi. Et si demain je ne devais plus jamais le voir, je lui souhaiterais avec sincérité de vivre une vie splendide parce que c'est vraiment ce qu'il mérite.

En fait je sais pourquoi je n'écris pas tant sur Flo. Parce que j'ai vite l'impression d'écrire un ramassi de niaiseries. Mais putain, qu'est-ce que je peux dire?

Je ne raconte pas beaucoup autour de moi tout ce que j'écris ici. Parce que je sais que ce n'est pas réconfortant à entendre pour les autres. Je veux dire : on est très heureux que nos amis aillent bien, la plupart du temps on leur souhaite très sincèrement, mais on a pas forcément envie d'en entendre parler avec trop de détails. Je pense surtout aux célibataires, en fait, ou même aux couples qui vont moins bien. Dans les deux cas, les gens se braquent sur l'idée de perfection ou d'idéal, comme si tout ne pouvait pas bien aller dans le meilleur des mondes. Et bien si.

Alors je m'efforce d'énumérer les hics, histoire de vous remettre dans la réalité de ce que je vis : alors, déjà, il n'est pas toujours disponible pour moi. C'est un solitaire, à la base. Il a besoin de moments de tranquillité et c'est quelque chose que j'ai de plus en plus de facilité à accepter. Ensuite, il n'est pas toujours joignable pour moi, il ne prend pas toujours la peine de beaucoup m'appeller ou m'envoyer de textos quand on est pas ensemble, mais je trouve ça relativement sain car ce n'est pas un manque d'attention mais un détachement suffisant (que je n'ai pas). Quoi d'autre. J'ai déjà dit que c'était quelqu'un de dramatiquement désorgannisé mais ça n'affecte pas particulièrement notre relation (je lui sers occasionnellement de cerveau, mais c'est de bon coeur). Ceratines filles le trouveraient peut-être trop cérébral. Trop sentimental peut-être aussi. Mais bon. Voilà quoi.

Bon vu que parler de Flo est un échec vu que ça aboutit à un discours stéréotypé de jeune fille amoureuse qui croit encore naïvement à la perfection, je vais plutôt parler de moi, vis à vis de Flo.

Et bien... ca va! Non sérieux, je suis moins stressée qu'avant. En regardant Secret Story aujourd'hui (tout arrive), j'ai entendu un type expliquer qu'il préfère les filles plus agées, parce que quand on leur dit 'ce soir j'ai envie d'être tranquille' elles disent 'ok chéri à demain' alors que celles de 18 ans vont remettre toute la relation en question et se demander pourquoi il n'a pas envie de la voir. C'est criant de vérité. Ce connard de soi-disant beau gosse à lunettes de soleil d'une émission téléréalité dans la fleur de la stupidité m'a retourné la tête en 2 phrases, et m'a mis face à une réalité : je suis très jeune. Grande ado, très jeune adulte. 20 piges. Et c'est vrai aussi que ma différence d'age avec Flo (4 ans), si je ne la ressens pas du tout au quotidien, existe est a des conséquences certaines. Donc ce que ce mec de Secret Story m'a appris, c'est que la façon que j'ai de me prendre la tête par rapport à certaines choses est une conséquence banale et inévitable de la condition de fille encore très jeune pour une belle histoire d'amour.
L'idée est assez détestable mais je suis prête à l'accepter, d'autant plus qu'elle m'aide à prendre beaucoup de recul par rapport à mes angoisses : je n'ai plus à avoir peur de grand chose. Et d'ailleurs depuis que Flo est rentré de son voyage, je suis très sereine. J'ai tout le temps envie de le voir, mais j'apprécie aussi d'être seule, ou de passer des soirées avec des potes sans lui.

Sinon, j'ai beau le mettre sur un pied d'estal, le trouver parfait, milles fois plus parfait que moi, plus beau, plus intelligent, plus intéressant, plus gentil, etc, je sais aussi qu'il n'en a pas vraiment conscience. Et que pour lui, je suis une perle rare aussi. Je ne suis pas encore sûre d'avoir vraiment compris pourquoi, mais cette certitude est suffisante pour que je ne m'inquiète pas trop pour ça.

J'ai surtout peur qu'il disparaisse par une trappe mystérieuse. Qu'il lui arrive quelque chose, je ne sais pas. Ca c'est vraiment une phobie, parce que c'est éternellement possible.

En attendant, rien à signaler. Ah si, à partir de demain il va venir passer 6 semaines chez moi parce que sa mère revient en France et va habiter chez lui. J'ai un tout petit peu peur, parce que jusqu'à là on savait qu'on se voyait parce qu'on en avait envie tous les deux, alors que ça on se verra quoi qu'il arrive. Mais bon. Je pense que ça va très bien se passer, il n'y a pas de raisons, on passe le plus clair de notre temps ensemble de toute façon. Et je suis bien résolu à lui laisser du temps seul et à en passer de mon côté. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus sain, en fait, quand j'y réfléchis de manière logique, mais dans les faits, je suis vraiment contente d'avoir l'occasion de vivre avec lui. 6 semaines où je l'aurais à mes côtés tous les soirs. Je ne peux pas m'empêcher de considérer ça comme une récompense pour les 6 semaines que j'ai (bravement) enduré loin de lui.
Ecrit par Indrea, le Vendredi 25 Septembre 2009, 04:10 dans la rubrique Indrea.


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