un bout de réflexion
nos sentiments et reflexions au jour le jour
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- BouddhaStorm : de retour
- Indrea : je n'ai plus internet donc je ne risque pas d'écrire avant quelques temps...
- Indrea : bon aller come back
- BouddhaStorm : yeahhh
- Indrea : je crois que je vais donner une nouvelle gueule au blog pour sa réouverture... celle là est un peu rétro ^^
- Indrea : bon changements provisoire g pas le tps de finir
- MooMooKa : Hey! Come back Baby! fin moi pas trop paske pas le temps (soli) mi bon contente ke ca ait repris ^^
- Indrea : cool ^^
- BouddhaStorm : bien la nouvelle mise en page
- Gwenddydd : put***, ça fait bizarre de revenir ici...
- Indrea : bordel, i'm back.
- Indrea : en 2 nuits, je crois que j'ai fait un record en terme de nombre de mots publiés...
Vendredi (25/09/09)
Parlons plutôt de Flo
Eh oui, je n'arrête pas de parler de Clem, alors qu'au final il est déjà très loin de mes pensées. Je ne pense quasiment plus à lui au quotidien. Par contre, c'est clair que j'ai encore des choses à régler, à mettre à plat dans ma tête, certaines pages à tourner, et c'est pour ça que je parle autant de lui ici. Mais je sais que plus tard, j'aurais aussi envie d'avoir des traces de ce que je vis avec Flo en ce moment, et ça sert aussi à ça un blog. En plus de ça, je suis tellement à fond dans cette histoire que j'ai beaucoup de mal à prendre du recul. Surtout que je n'en vois pas la nécessité.
Aujourd'hui je lui ai parlé de ce que j'ai écris hier, ce que j'ai envoyé à Clem. Alors on a à nouveau parlé assez longtemps de tout ça, et au bout d'un moment il m'a dit quelque chose qui m'a beaucoup étonné : "ça m'est assez insupportable de t'entendre parler de ça. Imaginer la souffrance que tu as enduré, c'est dur". Et j'ai réalisé qu'il le pense sincèrement et qu'il l'a toujours pensé. L'idée qu'on puisse me faire du mal (en l'occurence, qu'on m'en ai fait) le fait souffrir, lui.
Honnêtement, c'est quelqu'un d'extraordinaire. D'ailleurs je n'ai encore rencontré personne qui pense le contraire. J'ai toujours pensé, depuis que je l'ai rencontré, que c'était quelqu'un d'exceptionnellement humain, dans sa façon de vivre comme dans sa façon de penser. Je l'ai tout de suite considéré comme l'homme idéal, je veux dire, l'homme idéal pour moi, mais aussi dans l'absolu. Bien sûr, j'ai toujours pris des pincettes par rapport à cette sensation, parce qu'évidemment, personne n'est parfait. Mais je campe sur mes positions : si je lui ai découvert un côté bouguon et impatient, et qu'il est peut-être un peu trop fier (et encore, dans quelles proportions par rapport à la moyenne masculine...), si il peut être impulsif et complètement désorgannisé dans la vie pratique comme dans ses motivations, rien, absolument rien en 6 mois n'a pu me faire changer d'avis sur le constat de départ : c'est une perle rare.
Je sais que ce n'est pas raisonnable de penser ça, mais je le pense tellement fort que je ne vais pas me persuader du contraire. Et même en le voulant très fort, je ne trouve aucun argument pour le faire.
Evidemment, c'est quelqu'un qui a aussi des faiblesses. Il n'a pas toujours le moral. Et ça me fait très peur, d'ailleurs. Il peut flancher, il peut entrer en dépression, ne plus avoir envie de rien, être dégoûté de tout. Je le sais, parce qu'on en a parlé, et je le sens de toute façon. Mais je sais aussi que je suis un excellent remède à ces chutes de moral. Là aussi, je le sais, et je le sens. Dans les prochains mois, il ne risque pas de tomber bien bas, parce que je suis là et que j'ai une capacité étonnante à le remettre de bonne humeur (à comprendre : moi aussi, ça m'étonne énormément). Et parce que quoi qu'il arrive, je fournis une potentielle bonne raison de vivre.
C'est là aussi quelque chose de formidable : je trouve enfin beaucoup de reconnaissance avec lui. Il tiens énormément à moi et il me le montre. Je sais ce que je lui apporte, et j'en suis tellement heureuse. J'ai envie qu'il soit bien, qu'il aille bien, même si il doit être loin de moi. Et si demain je ne devais plus jamais le voir, je lui souhaiterais avec sincérité de vivre une vie splendide parce que c'est vraiment ce qu'il mérite.
En fait je sais pourquoi je n'écris pas tant sur Flo. Parce que j'ai vite l'impression d'écrire un ramassi de niaiseries. Mais putain, qu'est-ce que je peux dire?
Je ne raconte pas beaucoup autour de moi tout ce que j'écris ici. Parce que je sais que ce n'est pas réconfortant à entendre pour les autres. Je veux dire : on est très heureux que nos amis aillent bien, la plupart du temps on leur souhaite très sincèrement, mais on a pas forcément envie d'en entendre parler avec trop de détails. Je pense surtout aux célibataires, en fait, ou même aux couples qui vont moins bien. Dans les deux cas, les gens se braquent sur l'idée de perfection ou d'idéal, comme si tout ne pouvait pas bien aller dans le meilleur des mondes. Et bien si.
Alors je m'efforce d'énumérer les hics, histoire de vous remettre dans la réalité de ce que je vis : alors, déjà, il n'est pas toujours disponible pour moi. C'est un solitaire, à la base. Il a besoin de moments de tranquillité et c'est quelque chose que j'ai de plus en plus de facilité à accepter. Ensuite, il n'est pas toujours joignable pour moi, il ne prend pas toujours la peine de beaucoup m'appeller ou m'envoyer de textos quand on est pas ensemble, mais je trouve ça relativement sain car ce n'est pas un manque d'attention mais un détachement suffisant (que je n'ai pas). Quoi d'autre. J'ai déjà dit que c'était quelqu'un de dramatiquement désorgannisé mais ça n'affecte pas particulièrement notre relation (je lui sers occasionnellement de cerveau, mais c'est de bon coeur). Ceratines filles le trouveraient peut-être trop cérébral. Trop sentimental peut-être aussi. Mais bon. Voilà quoi.
Bon vu que parler de Flo est un échec vu que ça aboutit à un discours stéréotypé de jeune fille amoureuse qui croit encore naïvement à la perfection, je vais plutôt parler de moi, vis à vis de Flo.
Et bien... ca va! Non sérieux, je suis moins stressée qu'avant. En regardant Secret Story aujourd'hui (tout arrive), j'ai entendu un type expliquer qu'il préfère les filles plus agées, parce que quand on leur dit 'ce soir j'ai envie d'être tranquille' elles disent 'ok chéri à demain' alors que celles de 18 ans vont remettre toute la relation en question et se demander pourquoi il n'a pas envie de la voir. C'est criant de vérité. Ce connard de soi-disant beau gosse à lunettes de soleil d'une émission téléréalité dans la fleur de la stupidité m'a retourné la tête en 2 phrases, et m'a mis face à une réalité : je suis très jeune. Grande ado, très jeune adulte. 20 piges. Et c'est vrai aussi que ma différence d'age avec Flo (4 ans), si je ne la ressens pas du tout au quotidien, existe est a des conséquences certaines. Donc ce que ce mec de Secret Story m'a appris, c'est que la façon que j'ai de me prendre la tête par rapport à certaines choses est une conséquence banale et inévitable de la condition de fille encore très jeune pour une belle histoire d'amour.
L'idée est assez détestable mais je suis prête à l'accepter, d'autant plus qu'elle m'aide à prendre beaucoup de recul par rapport à mes angoisses : je n'ai plus à avoir peur de grand chose. Et d'ailleurs depuis que Flo est rentré de son voyage, je suis très sereine. J'ai tout le temps envie de le voir, mais j'apprécie aussi d'être seule, ou de passer des soirées avec des potes sans lui.
Sinon, j'ai beau le mettre sur un pied d'estal, le trouver parfait, milles fois plus parfait que moi, plus beau, plus intelligent, plus intéressant, plus gentil, etc, je sais aussi qu'il n'en a pas vraiment conscience. Et que pour lui, je suis une perle rare aussi. Je ne suis pas encore sûre d'avoir vraiment compris pourquoi, mais cette certitude est suffisante pour que je ne m'inquiète pas trop pour ça.
J'ai surtout peur qu'il disparaisse par une trappe mystérieuse. Qu'il lui arrive quelque chose, je ne sais pas. Ca c'est vraiment une phobie, parce que c'est éternellement possible.
En attendant, rien à signaler. Ah si, à partir de demain il va venir passer 6 semaines chez moi parce que sa mère revient en France et va habiter chez lui. J'ai un tout petit peu peur, parce que jusqu'à là on savait qu'on se voyait parce qu'on en avait envie tous les deux, alors que ça on se verra quoi qu'il arrive. Mais bon. Je pense que ça va très bien se passer, il n'y a pas de raisons, on passe le plus clair de notre temps ensemble de toute façon. Et je suis bien résolu à lui laisser du temps seul et à en passer de mon côté. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus sain, en fait, quand j'y réfléchis de manière logique, mais dans les faits, je suis vraiment contente d'avoir l'occasion de vivre avec lui. 6 semaines où je l'aurais à mes côtés tous les soirs. Je ne peux pas m'empêcher de considérer ça comme une récompense pour les 6 semaines que j'ai (bravement) enduré loin de lui.
Aujourd'hui je lui ai parlé de ce que j'ai écris hier, ce que j'ai envoyé à Clem. Alors on a à nouveau parlé assez longtemps de tout ça, et au bout d'un moment il m'a dit quelque chose qui m'a beaucoup étonné : "ça m'est assez insupportable de t'entendre parler de ça. Imaginer la souffrance que tu as enduré, c'est dur". Et j'ai réalisé qu'il le pense sincèrement et qu'il l'a toujours pensé. L'idée qu'on puisse me faire du mal (en l'occurence, qu'on m'en ai fait) le fait souffrir, lui.
Honnêtement, c'est quelqu'un d'extraordinaire. D'ailleurs je n'ai encore rencontré personne qui pense le contraire. J'ai toujours pensé, depuis que je l'ai rencontré, que c'était quelqu'un d'exceptionnellement humain, dans sa façon de vivre comme dans sa façon de penser. Je l'ai tout de suite considéré comme l'homme idéal, je veux dire, l'homme idéal pour moi, mais aussi dans l'absolu. Bien sûr, j'ai toujours pris des pincettes par rapport à cette sensation, parce qu'évidemment, personne n'est parfait. Mais je campe sur mes positions : si je lui ai découvert un côté bouguon et impatient, et qu'il est peut-être un peu trop fier (et encore, dans quelles proportions par rapport à la moyenne masculine...), si il peut être impulsif et complètement désorgannisé dans la vie pratique comme dans ses motivations, rien, absolument rien en 6 mois n'a pu me faire changer d'avis sur le constat de départ : c'est une perle rare.
Je sais que ce n'est pas raisonnable de penser ça, mais je le pense tellement fort que je ne vais pas me persuader du contraire. Et même en le voulant très fort, je ne trouve aucun argument pour le faire.
Evidemment, c'est quelqu'un qui a aussi des faiblesses. Il n'a pas toujours le moral. Et ça me fait très peur, d'ailleurs. Il peut flancher, il peut entrer en dépression, ne plus avoir envie de rien, être dégoûté de tout. Je le sais, parce qu'on en a parlé, et je le sens de toute façon. Mais je sais aussi que je suis un excellent remède à ces chutes de moral. Là aussi, je le sais, et je le sens. Dans les prochains mois, il ne risque pas de tomber bien bas, parce que je suis là et que j'ai une capacité étonnante à le remettre de bonne humeur (à comprendre : moi aussi, ça m'étonne énormément). Et parce que quoi qu'il arrive, je fournis une potentielle bonne raison de vivre.
C'est là aussi quelque chose de formidable : je trouve enfin beaucoup de reconnaissance avec lui. Il tiens énormément à moi et il me le montre. Je sais ce que je lui apporte, et j'en suis tellement heureuse. J'ai envie qu'il soit bien, qu'il aille bien, même si il doit être loin de moi. Et si demain je ne devais plus jamais le voir, je lui souhaiterais avec sincérité de vivre une vie splendide parce que c'est vraiment ce qu'il mérite.
En fait je sais pourquoi je n'écris pas tant sur Flo. Parce que j'ai vite l'impression d'écrire un ramassi de niaiseries. Mais putain, qu'est-ce que je peux dire?
Je ne raconte pas beaucoup autour de moi tout ce que j'écris ici. Parce que je sais que ce n'est pas réconfortant à entendre pour les autres. Je veux dire : on est très heureux que nos amis aillent bien, la plupart du temps on leur souhaite très sincèrement, mais on a pas forcément envie d'en entendre parler avec trop de détails. Je pense surtout aux célibataires, en fait, ou même aux couples qui vont moins bien. Dans les deux cas, les gens se braquent sur l'idée de perfection ou d'idéal, comme si tout ne pouvait pas bien aller dans le meilleur des mondes. Et bien si.
Alors je m'efforce d'énumérer les hics, histoire de vous remettre dans la réalité de ce que je vis : alors, déjà, il n'est pas toujours disponible pour moi. C'est un solitaire, à la base. Il a besoin de moments de tranquillité et c'est quelque chose que j'ai de plus en plus de facilité à accepter. Ensuite, il n'est pas toujours joignable pour moi, il ne prend pas toujours la peine de beaucoup m'appeller ou m'envoyer de textos quand on est pas ensemble, mais je trouve ça relativement sain car ce n'est pas un manque d'attention mais un détachement suffisant (que je n'ai pas). Quoi d'autre. J'ai déjà dit que c'était quelqu'un de dramatiquement désorgannisé mais ça n'affecte pas particulièrement notre relation (je lui sers occasionnellement de cerveau, mais c'est de bon coeur). Ceratines filles le trouveraient peut-être trop cérébral. Trop sentimental peut-être aussi. Mais bon. Voilà quoi.
Bon vu que parler de Flo est un échec vu que ça aboutit à un discours stéréotypé de jeune fille amoureuse qui croit encore naïvement à la perfection, je vais plutôt parler de moi, vis à vis de Flo.
Et bien... ca va! Non sérieux, je suis moins stressée qu'avant. En regardant Secret Story aujourd'hui (tout arrive), j'ai entendu un type expliquer qu'il préfère les filles plus agées, parce que quand on leur dit 'ce soir j'ai envie d'être tranquille' elles disent 'ok chéri à demain' alors que celles de 18 ans vont remettre toute la relation en question et se demander pourquoi il n'a pas envie de la voir. C'est criant de vérité. Ce connard de soi-disant beau gosse à lunettes de soleil d'une émission téléréalité dans la fleur de la stupidité m'a retourné la tête en 2 phrases, et m'a mis face à une réalité : je suis très jeune. Grande ado, très jeune adulte. 20 piges. Et c'est vrai aussi que ma différence d'age avec Flo (4 ans), si je ne la ressens pas du tout au quotidien, existe est a des conséquences certaines. Donc ce que ce mec de Secret Story m'a appris, c'est que la façon que j'ai de me prendre la tête par rapport à certaines choses est une conséquence banale et inévitable de la condition de fille encore très jeune pour une belle histoire d'amour.
L'idée est assez détestable mais je suis prête à l'accepter, d'autant plus qu'elle m'aide à prendre beaucoup de recul par rapport à mes angoisses : je n'ai plus à avoir peur de grand chose. Et d'ailleurs depuis que Flo est rentré de son voyage, je suis très sereine. J'ai tout le temps envie de le voir, mais j'apprécie aussi d'être seule, ou de passer des soirées avec des potes sans lui.
Sinon, j'ai beau le mettre sur un pied d'estal, le trouver parfait, milles fois plus parfait que moi, plus beau, plus intelligent, plus intéressant, plus gentil, etc, je sais aussi qu'il n'en a pas vraiment conscience. Et que pour lui, je suis une perle rare aussi. Je ne suis pas encore sûre d'avoir vraiment compris pourquoi, mais cette certitude est suffisante pour que je ne m'inquiète pas trop pour ça.
J'ai surtout peur qu'il disparaisse par une trappe mystérieuse. Qu'il lui arrive quelque chose, je ne sais pas. Ca c'est vraiment une phobie, parce que c'est éternellement possible.
En attendant, rien à signaler. Ah si, à partir de demain il va venir passer 6 semaines chez moi parce que sa mère revient en France et va habiter chez lui. J'ai un tout petit peu peur, parce que jusqu'à là on savait qu'on se voyait parce qu'on en avait envie tous les deux, alors que ça on se verra quoi qu'il arrive. Mais bon. Je pense que ça va très bien se passer, il n'y a pas de raisons, on passe le plus clair de notre temps ensemble de toute façon. Et je suis bien résolu à lui laisser du temps seul et à en passer de mon côté. Ce n'est pas ce qu'il y a de plus sain, en fait, quand j'y réfléchis de manière logique, mais dans les faits, je suis vraiment contente d'avoir l'occasion de vivre avec lui. 6 semaines où je l'aurais à mes côtés tous les soirs. Je ne peux pas m'empêcher de considérer ça comme une récompense pour les 6 semaines que j'ai (bravement) enduré loin de lui.
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Jeudi (24/09/09)
vomitoire
--> n'est pas fait pour être lu.
- Céline : Octobre 06?
Jamais vraiment su quoi, comment, combien de temps, combien de fois. A existé avant, a cessé d'exister à un moment donné. Céline = Sale Konne? Sur des doutes, j'ai surveillé ses textos. "Je sors des cours". Téléphone avec une tache noire, la moitié de chaque texto est illisible.Céline = celle qui a dormi une fois avec lui? (sa mère : "ah c'est marrant, hier c'était une brune!". Il ne comptait pas me le cacher, et m'a juré de son bain qu'il ne s'était rien passé). Pourquoi est-ce que ça doit uniquement être Céline, tout ça? Et c'est qui c'est putain de Céline d'ailleurs? Celle des champis, avec la tache de naissance qui a dit au revoir un jour? Chez qui il y avait thé et couscous avec les parents? Ou je délire? Ah et il y a une autre Céline, mais j'y reviendrais plus tard, j'imagine. On va essayer de garder une chronologie cohérante.
- Delphine : Decembre 06 ????
Là, ya du dossier. Aurais-je le courage de publier cet article. Alors, sa première copine avec qui il a toujours gardé contact. Passe la soirée chez elle, amène l'ordi. Reviens peut-être le soir. Repas avec Jess annulé. Fausse excuse : anniv du père. Mentir à ses potes, juste par espoir de le voir. [Ou peut-être pour pouvoir être bien sûre qu'il n'allait pas rentrer de la nuit? En avoir le coeur net]. Joint avec Ivan et David. Malêtre. Le lendemain, simpsons. 17h. Attente. La pire attente. Retour. Explications sur le chemin vers chez Jérome [quel hasard...]. Véritée donnée plutôt gentiment. "Dommage que tu n'étais pas là, vous vous seriez bien entendues toutes les deux" "la meuf chez qui j'étais était tellement bourrée qu'à un moment elle a vomi c'était marrant" "vous vous ressemblez un peu, mais elle, c'est une fausse blonde. Et elle a des beaucoup plus petits seins que toi" [BIM] "tu la rencontreras un jour".
Deux semaines, deux ou trois escapades chez elle. Encore une tentative de ma part de l'attendre chez lui au cas ou il rentre, en vain, évidemment. Et pendant ce temps, quoi? Je ne sais plus. Il était probablement rassurant. Et il m'a certainement fait part de ses fantasmes. Mais dans ma tête, quoi? Le début du cahos, j'imagine.
Et puis il y a eu cette soirée, les tazs, le passage chez Jérome, la nuit. Mais avant sa, ma terrible erreur. La seule, la vraie erreur de toute cette histoire. Accepter. Accepter qu'elle reste. Prendre cette décision incongrue et si regrettable. J'ai reproduis cette erreur en miniature une bonne année plus tard qu'en j'en ai parlé à Lisa. Le lien indubitable entre ces deux erreurs est : le taz. A vomir. Envie de résoudre tous les problèmes, de le combler, de faire ce qu'il a envie. Aucune envie personnelle de me retrouver dans cette situation. Et j'ai déjà raconté, et cette page a beau être un vomitoire, je vais m'éviter le pire. Parce qu'en tant que pire, il a déjà trop été évoqué. Alors, zappons, passons au lendemain. Les larmes. Le dîner familial. Elle était encore là, quand je l'ai appelé. Le fond. Le fond du fond de la perte de soi. Je ne crois pas qu'il y ait eu "d'après". Peut-être parce que Jérome est intervenu dans l'histoire. Si je racontais cette histoire à leur gamin...
- L'inconnue : Janvier 07 ????? Le mensonge, au final. C'est tout ce que je sais mais ça a été une preuve suffisante. Chez lui. Il doit partir travailler. Il me dit de ne pas rester là, de sortir un peu. Me force, en quelques sortes. Je lui dis que dans ce cas, on part ensemble. Il veut prendre le bus. Gros doutes. Je vais chez Chris quand même. Un peu plus tard, je l'appelle : il ne répond pas. Je l'appelle en numéro privé : ivan répond. Me passe Clem. "J'ai oublié mon pentalon, je suis rentré le récupérer". Mensonge incrédible. Tu m'as vraiment pris pour une pauvre conne? Bizarrement, je n'ai pas cherché à creuser. Ce soir là, je suis allée chez Lisa père pour la première fois, avec Chris, pour une petite soirée où Léopoldo nous a filé du speed en cuisinant une soupe à l'oignon et des steaks à l'échalotte. Chris veut rentrer en dernier métro, veut que je rentre avec lui. Battements de coeur. Je lui dis "si je rentre avec toi, on couche ensemble?" cash. Cash la pistache. Il est devenu rouge, rouge, rouge. Et il y dit en anglais "euh... yeah ok". Le métro était un peu awkward, mais ça allait : c'est chris. On est allé chez lui, on a couché ensemble. C'était bizarre. Pas terrible, à cause du speed sans doute. Je n'ai pas fermé l'oeil. Le lendemain, dévastée. Clem insiste longuement pour que je vienne avec eux au resto, je ne veux pas, je suis mal, c'est une des premières fois que je ne cours pas le rejoindre, mais il a toujours le dernier mot, il insiste, j'y vais. Léon de Bruxelles. Mangé une salade, on m'a offert un thé. Trop mal. Clem raide bourré, raide relou. Pourquoi je suis venue? Pleurer toute la nuit. Envie de mourrir. (pas de regret vis à vis de l'épisode avec Chris)
- Pauline : Juin 06.
Je reviens d'un week-end familial. Il m'apprend qu'une fille de son taf à Macdo vient dormir avec lui. Me rassure suffisemment pour que je sois sûre de ses intentions. Soirée chez Guillaume père. Baignoire amusante. Coïncidence amusante, Chris est là, et cette fois c'est lui qui me propose de venir chez lui. Je vais au toilette, le coeur qui bat à fond. J'y vais? J'y vais pas? Je fais quoi? Soyons fous. Double infidélité par hasard en une seule nuit. Tant qu'à faire, autant avoir une part de responsabilité. Je suis allée chez lui, j'ai couché avec lui, c'était très très chouette. Arc de triomphe du balcon, à poil.
Il y en a encore, des choses à vomir. Je pourrais passer la nuit à vomir cet article tellement il y en a. Pauline, grosse, conne. Grosse conne. Gros connard, surtout. Avec une fille facile et stupide. Bordel de merde mais qu'avais tu dans la tête de ma la faire rencontrer? A quel point avais-tu besoin de m'humilier pour la faire venir à des soirées, pour flirter avec elle devant moi, devant les autres? Jamais rien n'effacera ces moments là de ma mémoire. Le moment où tu es parti avec elle dehors pour baiser après la soirée, "dors ma belle", tu m'as dit en m'embrassant, le moment où j'ai lu tes textos sur son téléphone, et l'attente,attendre des heures, savoir que vous étiez entrain de baiser pas très loin. Et devoir éternellement être gentille avec cette pouffiasse (non je ne dis pas ça parce que je lui en veux, c'est juste que c'est vraiment une grosse conne cette meuf. Par exemple je ne dirais jamais une chose pareille de Delphine). Passer des soirées, mais quelle idée! Mais quelle idée. Mais quel connard. Tiens, j'en ai une autre dans le même registre.
- Nom oublié, août 07. J'arrive tout juste de Paris. Deux semaines que je n'ai pas vu Clem. Ils ont rencontré un groupe de filles sur la plage qu'ils ont invité à prendre l'apéro. Tout va bien quand on ne sait pas qu'il m'avait demandé dans l'aprem si je ne pouvais pas décaler mon billet (ou quelque chose comme ça, je ne sais plus bien). Il a passé la soirée à draguer ouvertement une petite meuf aux cheveux courts qui était elle même horriblement gênée de la situation vis à vis de moi. Ca a été la soirée la plus humiliantes de toute mon existence. Tout le monde voyait devant lui Clem entrain de draguer une nana devant moi, tout le monde voyait à quel point j'étais mal, et à quel point il s'en contre-tapais. Quentin, Fatah, John, les filles. D'ailleurs Clem a finit par rester avec moi quand les autres allaient sur la plage, soit parce qu'il a finit par céder, soit parce qu'il était trop bourré de toute façon, soit parce que quelqu'un lui a dit clairement de le faire. Va savoir.
- Inconnue(s?) , Décembre/Mars 08. Jamais rien su à ce sujet, à pars qu'il se bourrait la gueule et qu'il ne m'appellait pas deux soirs sur trois. La seule preuve formelle, c'est une photo que son frère lui a malencontreusement envoyé où il a une grosse meuf toute moche sur les genoux. Encore une fois, faut pas me prendre pour une conne. Je ne sais pas si c'était la seule, j'imagine que non. Surtout après la reflexion de la tortue (ton collegue serveur) qui m'a demandé un jour "et toi, j'espère que tu profites, aussi, quand tu es à Paris?" formulé d'une telle manière que je savais très bien de quoi il parlait, et que le mot AUSSI était lourd d'un sens terrible.
Un soir, chez le père de lisa, Clem m'appelle et me dit clairement qu'il est libre, qu'il fait ce qu'il veut, qu'il considère que pendant qu'il est en saison on est pas un couple et que ça sera beaucoup mieux pour moi aussi si je vois les choses comme ça. Je me suis bourrée la gueule et j'ai fini par ramener un nounours pierre-fiteux aux cheveux longs chez moi (je l'ai abordé cash celui-la aussi). C'était chouette, d'ailleurs j'ai voulu le revoir par la suite mais il n'a pas voulu.
- Cindy, Août 08. meuf en soutif sur la webcam. J'en ai encore des traces sur mon ordinateur, comme beaucoup d'autres discussions msn que je n'aurais jamais du voir. Mon propre ordinateur. Encore aujourd'hui. Je pourrais même faire un petit copié collé, mais à quoi bon. Bref, une meuf en soutif. Par contre la trique que ça a provoqué à servi à me baiser, moi. Pas d'infidélité majeure à déclarer, j'imagine.
- Céline, Janvier 09. Tu aurais du y aller. Tu aurais du partir en vacances la voir. J'avais très peur que tu le fasses, mais assez envie au final. Car ce que je t'ai dis, j'y croyais : "si tu y vas, tu ne reviens pas". Ca a été un point de rupture. Le moment où j'ai compris que c'était fini. Au fond de moi, j'ai enfin compris que je n'avais rien à foutre avec un connard pareil, grossier, prétentieux, méchant. Tu n'es pas parti. J'ai aussi compris que tu tenais à moi. Que je n'avais pas besoin de t'obéir et de tout faire à ta convenance pour te garder. C'est à partir de ce moment là que je n'ai plus voulu de toi. Même si ça a duré plusieurs mois, je cherchais un moyen de m'en sortir, parce que c'est tres tres dur de quitter une histoire si longue et si pleine. Je n'avais pas assez de volonté, parce que le train train était confortable. Trop confortable pour durer.
Alors j'ai voulu que tu partes en saison, je l'ai espéré de toutes mes forces. Et quand j'ai rencontré Flo, j'ai foncé.
Que j'ai eu raison.
Je regrette de ne pas avoir eu la force de te quitter de moi-même. Mais tu n'imagines pas la culpabilité que j'ai ressenti quand je t'ai quitté. Maintenant, j'en suis contente, et j'aurais même voulu te faire souffrir bien plus. Pour compenser.
Je regrette aussi beaucoup d'avoir lu tes textos à plusieurs reprises, et enregistré tes conversations msn. Je me rends compte aujourd'hui que fouiller dans les affaires des autres est quelque chose qui m'est insupportable. Et ça l'était à l'époque. Simplement, il fallait que je sache. Je ne pouvais pas vivre avec le doute.
Ah et puis évidemment il y a des tas de choses dont je n'ai jamais du être au courant, c'est obligatoire. Et puis il y a aussi beaucoup de choses moins importantes mais tout aussi blessantes : des moments où il me parlait des filles qui passait dans la rue, des moments où face à ses potes ou aux mien il faisait comprendre devant moi qu'il était infidèle ou aimerait l'être, des moments où il me harcelait pour que je lui "présente une copine", des moments à vomir. Des reflexions, tous les jours, sur des tas de choses qui aboutissaient à la même chose : j'aimerais baiser par ci ou par là, et je n'ai aucun problème à te le montrer.
Bien sûr ce que tu vas retenir de ce mail, c'est que je t'ai trompé 3 fois. 3 fois. Et dans quelles circonstances à chaque fois. Par desespoir. Et il a toujours été inimaginable de te le dire. Evidemment. Ca n'aurait fait qu'empirer les choses, te donner une justification pour me faire encore plus de mal. Et puis je n'aurais pas aimé te le dire, parce que je n'aurais pas voulu te faire de mal. Et que contrairement à toi je ne suis pas fière de mes conquètes. Les 3 fois m'ont simplement confirmées à quel point j'étais mal et à quel point je tenais à toi.
D'ailleurs, si tu es le pire des connards à mes yeux, ce n'est pas pour m'avoir trompé. C'est pour m'avoir humilié, constamment. M'avoir mis à tes pieds. Ne jamais t'être mis à ta place. Tu n'imagines pas à quel point je t'emmerde.
Sans rancunes.
ps : à la base c'était un vomitoire et au fur à mesure de l'écriture j'ai décidé de te l'envoyer, comme tu as pu le remarquer dans nos dernières discussion je ressens une envie incroyable de te cracher à la gueule des tas de chose. Alors autant le faire une bonne fois pour toute. Bravo si tu as lu jusque là.
Jamais vraiment su quoi, comment, combien de temps, combien de fois. A existé avant, a cessé d'exister à un moment donné. Céline = Sale Konne? Sur des doutes, j'ai surveillé ses textos. "Je sors des cours". Téléphone avec une tache noire, la moitié de chaque texto est illisible.Céline = celle qui a dormi une fois avec lui? (sa mère : "ah c'est marrant, hier c'était une brune!". Il ne comptait pas me le cacher, et m'a juré de son bain qu'il ne s'était rien passé). Pourquoi est-ce que ça doit uniquement être Céline, tout ça? Et c'est qui c'est putain de Céline d'ailleurs? Celle des champis, avec la tache de naissance qui a dit au revoir un jour? Chez qui il y avait thé et couscous avec les parents? Ou je délire? Ah et il y a une autre Céline, mais j'y reviendrais plus tard, j'imagine. On va essayer de garder une chronologie cohérante.
- Delphine : Decembre 06 ????
Là, ya du dossier. Aurais-je le courage de publier cet article. Alors, sa première copine avec qui il a toujours gardé contact. Passe la soirée chez elle, amène l'ordi. Reviens peut-être le soir. Repas avec Jess annulé. Fausse excuse : anniv du père. Mentir à ses potes, juste par espoir de le voir. [Ou peut-être pour pouvoir être bien sûre qu'il n'allait pas rentrer de la nuit? En avoir le coeur net]. Joint avec Ivan et David. Malêtre. Le lendemain, simpsons. 17h. Attente. La pire attente. Retour. Explications sur le chemin vers chez Jérome [quel hasard...]. Véritée donnée plutôt gentiment. "Dommage que tu n'étais pas là, vous vous seriez bien entendues toutes les deux" "la meuf chez qui j'étais était tellement bourrée qu'à un moment elle a vomi c'était marrant" "vous vous ressemblez un peu, mais elle, c'est une fausse blonde. Et elle a des beaucoup plus petits seins que toi" [BIM] "tu la rencontreras un jour".
Deux semaines, deux ou trois escapades chez elle. Encore une tentative de ma part de l'attendre chez lui au cas ou il rentre, en vain, évidemment. Et pendant ce temps, quoi? Je ne sais plus. Il était probablement rassurant. Et il m'a certainement fait part de ses fantasmes. Mais dans ma tête, quoi? Le début du cahos, j'imagine.
Et puis il y a eu cette soirée, les tazs, le passage chez Jérome, la nuit. Mais avant sa, ma terrible erreur. La seule, la vraie erreur de toute cette histoire. Accepter. Accepter qu'elle reste. Prendre cette décision incongrue et si regrettable. J'ai reproduis cette erreur en miniature une bonne année plus tard qu'en j'en ai parlé à Lisa. Le lien indubitable entre ces deux erreurs est : le taz. A vomir. Envie de résoudre tous les problèmes, de le combler, de faire ce qu'il a envie. Aucune envie personnelle de me retrouver dans cette situation. Et j'ai déjà raconté, et cette page a beau être un vomitoire, je vais m'éviter le pire. Parce qu'en tant que pire, il a déjà trop été évoqué. Alors, zappons, passons au lendemain. Les larmes. Le dîner familial. Elle était encore là, quand je l'ai appelé. Le fond. Le fond du fond de la perte de soi. Je ne crois pas qu'il y ait eu "d'après". Peut-être parce que Jérome est intervenu dans l'histoire. Si je racontais cette histoire à leur gamin...
- L'inconnue : Janvier 07 ????? Le mensonge, au final. C'est tout ce que je sais mais ça a été une preuve suffisante. Chez lui. Il doit partir travailler. Il me dit de ne pas rester là, de sortir un peu. Me force, en quelques sortes. Je lui dis que dans ce cas, on part ensemble. Il veut prendre le bus. Gros doutes. Je vais chez Chris quand même. Un peu plus tard, je l'appelle : il ne répond pas. Je l'appelle en numéro privé : ivan répond. Me passe Clem. "J'ai oublié mon pentalon, je suis rentré le récupérer". Mensonge incrédible. Tu m'as vraiment pris pour une pauvre conne? Bizarrement, je n'ai pas cherché à creuser. Ce soir là, je suis allée chez Lisa père pour la première fois, avec Chris, pour une petite soirée où Léopoldo nous a filé du speed en cuisinant une soupe à l'oignon et des steaks à l'échalotte. Chris veut rentrer en dernier métro, veut que je rentre avec lui. Battements de coeur. Je lui dis "si je rentre avec toi, on couche ensemble?" cash. Cash la pistache. Il est devenu rouge, rouge, rouge. Et il y dit en anglais "euh... yeah ok". Le métro était un peu awkward, mais ça allait : c'est chris. On est allé chez lui, on a couché ensemble. C'était bizarre. Pas terrible, à cause du speed sans doute. Je n'ai pas fermé l'oeil. Le lendemain, dévastée. Clem insiste longuement pour que je vienne avec eux au resto, je ne veux pas, je suis mal, c'est une des premières fois que je ne cours pas le rejoindre, mais il a toujours le dernier mot, il insiste, j'y vais. Léon de Bruxelles. Mangé une salade, on m'a offert un thé. Trop mal. Clem raide bourré, raide relou. Pourquoi je suis venue? Pleurer toute la nuit. Envie de mourrir. (pas de regret vis à vis de l'épisode avec Chris)
- Pauline : Juin 06.
Je reviens d'un week-end familial. Il m'apprend qu'une fille de son taf à Macdo vient dormir avec lui. Me rassure suffisemment pour que je sois sûre de ses intentions. Soirée chez Guillaume père. Baignoire amusante. Coïncidence amusante, Chris est là, et cette fois c'est lui qui me propose de venir chez lui. Je vais au toilette, le coeur qui bat à fond. J'y vais? J'y vais pas? Je fais quoi? Soyons fous. Double infidélité par hasard en une seule nuit. Tant qu'à faire, autant avoir une part de responsabilité. Je suis allée chez lui, j'ai couché avec lui, c'était très très chouette. Arc de triomphe du balcon, à poil.
Il y en a encore, des choses à vomir. Je pourrais passer la nuit à vomir cet article tellement il y en a. Pauline, grosse, conne. Grosse conne. Gros connard, surtout. Avec une fille facile et stupide. Bordel de merde mais qu'avais tu dans la tête de ma la faire rencontrer? A quel point avais-tu besoin de m'humilier pour la faire venir à des soirées, pour flirter avec elle devant moi, devant les autres? Jamais rien n'effacera ces moments là de ma mémoire. Le moment où tu es parti avec elle dehors pour baiser après la soirée, "dors ma belle", tu m'as dit en m'embrassant, le moment où j'ai lu tes textos sur son téléphone, et l'attente,attendre des heures, savoir que vous étiez entrain de baiser pas très loin. Et devoir éternellement être gentille avec cette pouffiasse (non je ne dis pas ça parce que je lui en veux, c'est juste que c'est vraiment une grosse conne cette meuf. Par exemple je ne dirais jamais une chose pareille de Delphine). Passer des soirées, mais quelle idée! Mais quelle idée. Mais quel connard. Tiens, j'en ai une autre dans le même registre.
- Nom oublié, août 07. J'arrive tout juste de Paris. Deux semaines que je n'ai pas vu Clem. Ils ont rencontré un groupe de filles sur la plage qu'ils ont invité à prendre l'apéro. Tout va bien quand on ne sait pas qu'il m'avait demandé dans l'aprem si je ne pouvais pas décaler mon billet (ou quelque chose comme ça, je ne sais plus bien). Il a passé la soirée à draguer ouvertement une petite meuf aux cheveux courts qui était elle même horriblement gênée de la situation vis à vis de moi. Ca a été la soirée la plus humiliantes de toute mon existence. Tout le monde voyait devant lui Clem entrain de draguer une nana devant moi, tout le monde voyait à quel point j'étais mal, et à quel point il s'en contre-tapais. Quentin, Fatah, John, les filles. D'ailleurs Clem a finit par rester avec moi quand les autres allaient sur la plage, soit parce qu'il a finit par céder, soit parce qu'il était trop bourré de toute façon, soit parce que quelqu'un lui a dit clairement de le faire. Va savoir.
- Inconnue(s?) , Décembre/Mars 08. Jamais rien su à ce sujet, à pars qu'il se bourrait la gueule et qu'il ne m'appellait pas deux soirs sur trois. La seule preuve formelle, c'est une photo que son frère lui a malencontreusement envoyé où il a une grosse meuf toute moche sur les genoux. Encore une fois, faut pas me prendre pour une conne. Je ne sais pas si c'était la seule, j'imagine que non. Surtout après la reflexion de la tortue (ton collegue serveur) qui m'a demandé un jour "et toi, j'espère que tu profites, aussi, quand tu es à Paris?" formulé d'une telle manière que je savais très bien de quoi il parlait, et que le mot AUSSI était lourd d'un sens terrible.
Un soir, chez le père de lisa, Clem m'appelle et me dit clairement qu'il est libre, qu'il fait ce qu'il veut, qu'il considère que pendant qu'il est en saison on est pas un couple et que ça sera beaucoup mieux pour moi aussi si je vois les choses comme ça. Je me suis bourrée la gueule et j'ai fini par ramener un nounours pierre-fiteux aux cheveux longs chez moi (je l'ai abordé cash celui-la aussi). C'était chouette, d'ailleurs j'ai voulu le revoir par la suite mais il n'a pas voulu.
- Cindy, Août 08. meuf en soutif sur la webcam. J'en ai encore des traces sur mon ordinateur, comme beaucoup d'autres discussions msn que je n'aurais jamais du voir. Mon propre ordinateur. Encore aujourd'hui. Je pourrais même faire un petit copié collé, mais à quoi bon. Bref, une meuf en soutif. Par contre la trique que ça a provoqué à servi à me baiser, moi. Pas d'infidélité majeure à déclarer, j'imagine.
- Céline, Janvier 09. Tu aurais du y aller. Tu aurais du partir en vacances la voir. J'avais très peur que tu le fasses, mais assez envie au final. Car ce que je t'ai dis, j'y croyais : "si tu y vas, tu ne reviens pas". Ca a été un point de rupture. Le moment où j'ai compris que c'était fini. Au fond de moi, j'ai enfin compris que je n'avais rien à foutre avec un connard pareil, grossier, prétentieux, méchant. Tu n'es pas parti. J'ai aussi compris que tu tenais à moi. Que je n'avais pas besoin de t'obéir et de tout faire à ta convenance pour te garder. C'est à partir de ce moment là que je n'ai plus voulu de toi. Même si ça a duré plusieurs mois, je cherchais un moyen de m'en sortir, parce que c'est tres tres dur de quitter une histoire si longue et si pleine. Je n'avais pas assez de volonté, parce que le train train était confortable. Trop confortable pour durer.
Alors j'ai voulu que tu partes en saison, je l'ai espéré de toutes mes forces. Et quand j'ai rencontré Flo, j'ai foncé.
Que j'ai eu raison.
Je regrette de ne pas avoir eu la force de te quitter de moi-même. Mais tu n'imagines pas la culpabilité que j'ai ressenti quand je t'ai quitté. Maintenant, j'en suis contente, et j'aurais même voulu te faire souffrir bien plus. Pour compenser.
Je regrette aussi beaucoup d'avoir lu tes textos à plusieurs reprises, et enregistré tes conversations msn. Je me rends compte aujourd'hui que fouiller dans les affaires des autres est quelque chose qui m'est insupportable. Et ça l'était à l'époque. Simplement, il fallait que je sache. Je ne pouvais pas vivre avec le doute.
Ah et puis évidemment il y a des tas de choses dont je n'ai jamais du être au courant, c'est obligatoire. Et puis il y a aussi beaucoup de choses moins importantes mais tout aussi blessantes : des moments où il me parlait des filles qui passait dans la rue, des moments où face à ses potes ou aux mien il faisait comprendre devant moi qu'il était infidèle ou aimerait l'être, des moments où il me harcelait pour que je lui "présente une copine", des moments à vomir. Des reflexions, tous les jours, sur des tas de choses qui aboutissaient à la même chose : j'aimerais baiser par ci ou par là, et je n'ai aucun problème à te le montrer.
Bien sûr ce que tu vas retenir de ce mail, c'est que je t'ai trompé 3 fois. 3 fois. Et dans quelles circonstances à chaque fois. Par desespoir. Et il a toujours été inimaginable de te le dire. Evidemment. Ca n'aurait fait qu'empirer les choses, te donner une justification pour me faire encore plus de mal. Et puis je n'aurais pas aimé te le dire, parce que je n'aurais pas voulu te faire de mal. Et que contrairement à toi je ne suis pas fière de mes conquètes. Les 3 fois m'ont simplement confirmées à quel point j'étais mal et à quel point je tenais à toi.
D'ailleurs, si tu es le pire des connards à mes yeux, ce n'est pas pour m'avoir trompé. C'est pour m'avoir humilié, constamment. M'avoir mis à tes pieds. Ne jamais t'être mis à ta place. Tu n'imagines pas à quel point je t'emmerde.
Sans rancunes.
ps : à la base c'était un vomitoire et au fur à mesure de l'écriture j'ai décidé de te l'envoyer, comme tu as pu le remarquer dans nos dernières discussion je ressens une envie incroyable de te cracher à la gueule des tas de chose. Alors autant le faire une bonne fois pour toute. Bravo si tu as lu jusque là.
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Samedi (05/09/09)
He's back
Le voilà enfin de retour. Ca fait presque 3 jours que j'étais avec lui non stop, et ça m'a fait un bien fou. Nos retrouvailles ont été très émouvantes et très heureuses. Cette séparation n'a fait que renforcer nos sentiments et je trouve ça merveilleux. C'est vraiment chouette, cette histoire d'amour.
Par contre, ce qui est vraiment dur, c'est qu'il sort d'une expérience réellement traumatisante. Quand il en parle au téléphone ou à ses amis j'ai simplement les larmes qui montent aux yeux. Dans une prison à Bareïn, une des pires dictatures des émirats arabes. Des conditions d'hygiène monstrueuses (larves, insectes, saleté partout, moisissure), ne sachant pas ce qui lui arrivait, jamais informé de combien de temps il allait rester. Il était malade et on ne lui a jamais fait venir de médecin. Le premier soir, il était enfermé avec un héroïnoman en sevrage forcé qui avait des spasmes et vomissait partout. Ensuite, il a vu des gens à qui on venait juste de couper un orteil, d'autre en sang à cause de coups de fouets, un homme pendu par les pieds devant lui, et tous, prostrés, repliés sur eux-mêmes, traumatisés. Lui a eu de la chance d'être français et d'être là pour seulement quelques graines : il a seulement eu des coups de tazzer et électrochocs. Mais l'enfermement, trois jours, en mangeant à peine un repas par jours, sans pouvoir boire de la journée (ramadan oblige). Même quand il pouvait boire, l'eau n'était pas potable. Mais je crois que le choc psycologique est le pire : personne ne répondait à ses questions, il ne savait pas combien de temps il allait rester, il n'avait rien à faire, enfermé toute la journée dans une cellule crasseuse avec aucun moyen de s'occuper. Si il restait plus de trois jours, il savait qu'on allait lui raser la tête (il a les cheveux longs). Et bien sûr, pendant des heures le premier jour, il savait que j'étais entrain d'aller le chercher à l'aéroport et que je serais morte d'inquiétude. Le sentiment d'impuissance a dû être monstrueux.
C'est quelqu'un de fort et il s'en sort bien. Il a le moral, mais je sais qu'il a été profondément marqué par cette triste expérience. Il arrive qu'il se perde dans des pensées très sombres, je sais qu'il dort mal. Je ressens une telle tristesse et une telle compassion par rapport à tout ça que ça me mine aussi. Il ne méritait pas de vivre une chose pareille. Personne ne mérite ça. Et d'ailleurs je sais qu'il ne peut s'empêcher de penser à tous les prisonniers qui sont encore là bas, en particulier certains qu'il a rencontré et qui l'ont beaucoup aidé moralement. Je sais aussi qu'il ne sortira pas indemne. C'est impossible.
Alors je passe beaucoup de temps avec lui, je consacre toute mon énergie à m'occuper de lui, et personnellement je vis bien le truc. J'ai le bon rôle dans l'histoire parce que je sais que je lui fais du bien, et que ça ne menace en rien notre amour. Donc, ça va. C'est juste un peu dur de savoir toutes les pensées noires qu'il a dans la tête. Imaginer la souffrance qu'il a vécue me rend infiniment triste. Et révoltée. Et puis j'ai peur qu'il passe par une période de dépression a un moment ou à un autre, j'en ai très très peur. Mais j'imagine que même si c'est le cas, je serai là pour lui et ça se passera bien.
Par contre, ce qui est vraiment dur, c'est qu'il sort d'une expérience réellement traumatisante. Quand il en parle au téléphone ou à ses amis j'ai simplement les larmes qui montent aux yeux. Dans une prison à Bareïn, une des pires dictatures des émirats arabes. Des conditions d'hygiène monstrueuses (larves, insectes, saleté partout, moisissure), ne sachant pas ce qui lui arrivait, jamais informé de combien de temps il allait rester. Il était malade et on ne lui a jamais fait venir de médecin. Le premier soir, il était enfermé avec un héroïnoman en sevrage forcé qui avait des spasmes et vomissait partout. Ensuite, il a vu des gens à qui on venait juste de couper un orteil, d'autre en sang à cause de coups de fouets, un homme pendu par les pieds devant lui, et tous, prostrés, repliés sur eux-mêmes, traumatisés. Lui a eu de la chance d'être français et d'être là pour seulement quelques graines : il a seulement eu des coups de tazzer et électrochocs. Mais l'enfermement, trois jours, en mangeant à peine un repas par jours, sans pouvoir boire de la journée (ramadan oblige). Même quand il pouvait boire, l'eau n'était pas potable. Mais je crois que le choc psycologique est le pire : personne ne répondait à ses questions, il ne savait pas combien de temps il allait rester, il n'avait rien à faire, enfermé toute la journée dans une cellule crasseuse avec aucun moyen de s'occuper. Si il restait plus de trois jours, il savait qu'on allait lui raser la tête (il a les cheveux longs). Et bien sûr, pendant des heures le premier jour, il savait que j'étais entrain d'aller le chercher à l'aéroport et que je serais morte d'inquiétude. Le sentiment d'impuissance a dû être monstrueux.
C'est quelqu'un de fort et il s'en sort bien. Il a le moral, mais je sais qu'il a été profondément marqué par cette triste expérience. Il arrive qu'il se perde dans des pensées très sombres, je sais qu'il dort mal. Je ressens une telle tristesse et une telle compassion par rapport à tout ça que ça me mine aussi. Il ne méritait pas de vivre une chose pareille. Personne ne mérite ça. Et d'ailleurs je sais qu'il ne peut s'empêcher de penser à tous les prisonniers qui sont encore là bas, en particulier certains qu'il a rencontré et qui l'ont beaucoup aidé moralement. Je sais aussi qu'il ne sortira pas indemne. C'est impossible.
Alors je passe beaucoup de temps avec lui, je consacre toute mon énergie à m'occuper de lui, et personnellement je vis bien le truc. J'ai le bon rôle dans l'histoire parce que je sais que je lui fais du bien, et que ça ne menace en rien notre amour. Donc, ça va. C'est juste un peu dur de savoir toutes les pensées noires qu'il a dans la tête. Imaginer la souffrance qu'il a vécue me rend infiniment triste. Et révoltée. Et puis j'ai peur qu'il passe par une période de dépression a un moment ou à un autre, j'en ai très très peur. Mais j'imagine que même si c'est le cas, je serai là pour lui et ça se passera bien.
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Jeudi (03/09/09)
J'hallucine
Que de péripéties. Arrêté à Bahreïn par la douane pour deux graines de weed mystérieusement arrivées dans son sac, Flo a été mis en prison 3 jours là bas, et je n'ai été au courant que 5 heures après l'arrivée de son avion (j'étais allé le chercher à l'aéroport, en plus).
Je pense que le mail que je lui ai envoyé parle de lui-même, j'en édite donc une version abrégée :
Coucou...
J'imagine que tu auras peut-être un moment de répit entre le moment où tu seras relaché et le vol, qui sait, tu iras peut-être lire tes mails... Si c'est le cas j'imagine que tu auras le temps, alors je te raconte ma journée : ce matin, je me suis levée à 6h avec une pêche d'enfer, ton appart et moi étant intégralement prêt à te retrouver enfin... Je me suis attendrie sur les retrouvailles de tout le monde à l'arrivée des vols, en dansant à moitié sur Caravan Palace avec mes écouteurs sur les oreilles, le sourire aux lèvres. Mais c'était... trop irréel. Je n'arrivais pas à concevoir le fait que tu allais apparaitre un jour dans la porte coulissante. Et plus le temps passait et plus l'angoisse montait. Jusqu'au moment où j'ai compris qu'il ne servait plus à rien d'attendre. Alors j'ai fait le tour : informations générales, guichet de golf air, d'air france. Est-ce que mon amour est monté dans ce putain d'avion? "Information confidentielle". Connards. Alors je suis rentrée dépitée chez toi. Pour moi, la seule explication plausible était qu'il t'était arrivé quelque chose de très grave, quelque chose qui fasse que tu rates ton avion et que tu ne m'envoies pas un mail ou un coup de fil pour me prévenir. Honnêtement, j'ai imaginé le pire. Alors j'ai appelé, golf air en france, golf air à Bahreïn, l'aéroport de Bahreïn, incapables de me donner de réelles informations. Je me suis retrouvée à appeler en larmes la douane en france, l'infirmerie, puis l'officier de police de roissy : personne n'avait de traces de toi. Volatilisé. C'était inimaginable que tu ais simplement raté ton avion et que tu ais passé plus de 15heures dans l'aéroport sans trouver un moyen de m'appeler. Voilà l'épopée jusqu'à l'appel de ton gentil employé d'ambassade, tu ne peux pas savoir à quel point ça a été un soulagement. Je suis partie dans une paranoïa assez justifiée et je me préparais à l'idée que tu ne réapparaitrais jamais.
Mais bon au final, te savoir en taulle dans un pays qui n'existe pas vraiment, c'est pas tellement rassurant non plus. J'espère que tu vas bien, que tu gardes le moral quand même. J'ai hâte d'avoir plus de nouvelles de toi. Je suis dégoûtée que tu ne sois pas à côté de moi en ce moment. Mais j'ai eu tellement peur pour toi que je suis surtout contente de savoir qu'au final, tu vas à peu près bien et surtout que tu vas finir par rentrer.
En tout cas je pense tres tres tres fort à toi, j'imagine que ça ne doit pas être facile du tout. Je ne ferais que redoubler de bisoux quand je te verrai. D'ailleurs si tu rentres Jeudi (putain de bordel je vais pèter un cable si c'est pas le cas) dis moi si tu vas à tes rattrapages, et si du coup je viens te chercher à l'aéroport ou pas...
Je t'aime mon ange,
A tres tres tres bientôt, enfin...
Là on est jeudi, 5h15 du mat, et oui, heureusement, il arrive ce matin. Ca a été simplement impossible pour moi de m'endormir, alors j'ai vaqué à diverses occupations (laver les vitres de la douche, faire de la semoule au lait au chocolat, raconter ma vie sur internet), et dans une heure, je pars le chercher, à la même heure qu'il y a deux jours, avec le même trajet, mais cette fois ci, pour de vrai. Pour de bon. Et d'ailleurs, ça parrait beaucoup plus réel cette fois. D'où mon incapacité à fermer l'oeil.
Ces deux derniers jours ont été extrêmement riches en émotion. J'ai vraiment cru l'avoir perdu. Ma pire angoisse : qu'il se volatilise, qu'il disparaisse par une trappe mystérieuse, qu'il ne revienne jamais. Et puis ensuite, j'ai appris qu'il allait à peu près bien. Puis je l'ai eu au téléphone, un peu traumatisé par son expérience de prison dans un émirat arabe, et déprimé pour plein de raisons.
Mais au final, ces deux jours ont encore plus forgé notre amour l'un pour l'autre. C'est la première fois que quelqu'un tient autant à moi. Il m'aime d'un amour pur et désintéressé, c'est merveilleux. Quand à moi, ces sept semaines sans lui m'ont prouvé que mon amour pour lui n'ai pas de l'ordre de l'addiction ou du besoin affectif. C'est quelqu'un que je trouve formidable. J'ai envie qu'il soit heureux, même s'il doit être loin de moi. Il ne mérite que des bonnes choses.
Bref. Un peu de repos avant d'aller le chercher. Enfin. Quel bonheur.
Je pense que le mail que je lui ai envoyé parle de lui-même, j'en édite donc une version abrégée :
Coucou...
J'imagine que tu auras peut-être un moment de répit entre le moment où tu seras relaché et le vol, qui sait, tu iras peut-être lire tes mails... Si c'est le cas j'imagine que tu auras le temps, alors je te raconte ma journée : ce matin, je me suis levée à 6h avec une pêche d'enfer, ton appart et moi étant intégralement prêt à te retrouver enfin... Je me suis attendrie sur les retrouvailles de tout le monde à l'arrivée des vols, en dansant à moitié sur Caravan Palace avec mes écouteurs sur les oreilles, le sourire aux lèvres. Mais c'était... trop irréel. Je n'arrivais pas à concevoir le fait que tu allais apparaitre un jour dans la porte coulissante. Et plus le temps passait et plus l'angoisse montait. Jusqu'au moment où j'ai compris qu'il ne servait plus à rien d'attendre. Alors j'ai fait le tour : informations générales, guichet de golf air, d'air france. Est-ce que mon amour est monté dans ce putain d'avion? "Information confidentielle". Connards. Alors je suis rentrée dépitée chez toi. Pour moi, la seule explication plausible était qu'il t'était arrivé quelque chose de très grave, quelque chose qui fasse que tu rates ton avion et que tu ne m'envoies pas un mail ou un coup de fil pour me prévenir. Honnêtement, j'ai imaginé le pire. Alors j'ai appelé, golf air en france, golf air à Bahreïn, l'aéroport de Bahreïn, incapables de me donner de réelles informations. Je me suis retrouvée à appeler en larmes la douane en france, l'infirmerie, puis l'officier de police de roissy : personne n'avait de traces de toi. Volatilisé. C'était inimaginable que tu ais simplement raté ton avion et que tu ais passé plus de 15heures dans l'aéroport sans trouver un moyen de m'appeler. Voilà l'épopée jusqu'à l'appel de ton gentil employé d'ambassade, tu ne peux pas savoir à quel point ça a été un soulagement. Je suis partie dans une paranoïa assez justifiée et je me préparais à l'idée que tu ne réapparaitrais jamais.
Mais bon au final, te savoir en taulle dans un pays qui n'existe pas vraiment, c'est pas tellement rassurant non plus. J'espère que tu vas bien, que tu gardes le moral quand même. J'ai hâte d'avoir plus de nouvelles de toi. Je suis dégoûtée que tu ne sois pas à côté de moi en ce moment. Mais j'ai eu tellement peur pour toi que je suis surtout contente de savoir qu'au final, tu vas à peu près bien et surtout que tu vas finir par rentrer.
En tout cas je pense tres tres tres fort à toi, j'imagine que ça ne doit pas être facile du tout. Je ne ferais que redoubler de bisoux quand je te verrai. D'ailleurs si tu rentres Jeudi (putain de bordel je vais pèter un cable si c'est pas le cas) dis moi si tu vas à tes rattrapages, et si du coup je viens te chercher à l'aéroport ou pas...
Je t'aime mon ange,
A tres tres tres bientôt, enfin...
Là on est jeudi, 5h15 du mat, et oui, heureusement, il arrive ce matin. Ca a été simplement impossible pour moi de m'endormir, alors j'ai vaqué à diverses occupations (laver les vitres de la douche, faire de la semoule au lait au chocolat, raconter ma vie sur internet), et dans une heure, je pars le chercher, à la même heure qu'il y a deux jours, avec le même trajet, mais cette fois ci, pour de vrai. Pour de bon. Et d'ailleurs, ça parrait beaucoup plus réel cette fois. D'où mon incapacité à fermer l'oeil.
Ces deux derniers jours ont été extrêmement riches en émotion. J'ai vraiment cru l'avoir perdu. Ma pire angoisse : qu'il se volatilise, qu'il disparaisse par une trappe mystérieuse, qu'il ne revienne jamais. Et puis ensuite, j'ai appris qu'il allait à peu près bien. Puis je l'ai eu au téléphone, un peu traumatisé par son expérience de prison dans un émirat arabe, et déprimé pour plein de raisons.
Mais au final, ces deux jours ont encore plus forgé notre amour l'un pour l'autre. C'est la première fois que quelqu'un tient autant à moi. Il m'aime d'un amour pur et désintéressé, c'est merveilleux. Quand à moi, ces sept semaines sans lui m'ont prouvé que mon amour pour lui n'ai pas de l'ordre de l'addiction ou du besoin affectif. C'est quelqu'un que je trouve formidable. J'ai envie qu'il soit heureux, même s'il doit être loin de moi. Il ne mérite que des bonnes choses.
Bref. Un peu de repos avant d'aller le chercher. Enfin. Quel bonheur.
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Lundi (31/08/09)
Après-Demain...
--> Presque demain...
Il rentre. Enfin! Wow. Un mois et demi. Une éternité. On peut vivre une vie entière en un mois et demi.
Ca va faire bizarre. Enfin, ça me fait bizarre de m'imaginer avec lui dans 2 jours. Pourtant je sais que ça va redevenir naturel en un instant...
C'était bien, cette période de solitude. Mais franchement, ça a largement assez duré. Vivement son retour. Tout me manque. Il n'y a pas un seul côté de lui que je n'ai pas envie de retrouver. Pas une seule facette de notre relation que j'aimerais mettre de côté. A part peut-être ma dépendance et mon angoisse, mais de ce côté là, le no-man's time m'a aidé, j'en ai du moins l'impression. Il ne me quittera pas, il ne me trompera pas, il ne me fera pas de mal, il ne me traitera jamais comme une merde. Il ne me mentira pas, non plus.
J'ai une chance inouïe d'avoir rencontré ce mec. Et j'ai eu milles fois raison de quitter Clem, même brutalement, pour lui. Je ne sais pas où j'en serai aujourd'hui si je ne l'avais pas rencontré, c'est le genre de choses qu'on ne sait jamais. Mais je ne vois pas ce que je pourrais vouloir de plus.
Clem, parlons en. Plus le temps passe et plus je le déteste. Je ne dirais pas que je ne l'ai jamais aimé parce que ça serait renier toute une période de mon existence et tout une catégorie de sentiments. Je l'ai aimé. J'ai aimé la vie qu'il m'a fait vivre, surtout au début, le monde adulte dans lequel il m'a fait entrer. Le focaliser sur moi, le garder pour moi, était un tel défi, que c'est devenu obsessionnel. Ajoutons à ça le fait qu'il a été mon premier amour et que j'avais beaucoup de mal à imaginer vivre sans lui. Par contre, on a jamais eu les mêmes centres d'intérêts, pas la même façon de concevoir la vie, l'amour, les gens. Connard. Méchant, égoïste, prétentieux. Il devait tout contrôler, tout dominer. Et tant que j'étais à ses pieds (ou en tout cas que je jouais le jeu, parce qu'au final comme souvent le dominé domine le dominant de façon subversive...) tout se passait bien.
Bref. Flo. Un amour. Une crème. Craquant. Passionnant. Après-Demain.
Ca va faire bizarre. Enfin, ça me fait bizarre de m'imaginer avec lui dans 2 jours. Pourtant je sais que ça va redevenir naturel en un instant...
C'était bien, cette période de solitude. Mais franchement, ça a largement assez duré. Vivement son retour. Tout me manque. Il n'y a pas un seul côté de lui que je n'ai pas envie de retrouver. Pas une seule facette de notre relation que j'aimerais mettre de côté. A part peut-être ma dépendance et mon angoisse, mais de ce côté là, le no-man's time m'a aidé, j'en ai du moins l'impression. Il ne me quittera pas, il ne me trompera pas, il ne me fera pas de mal, il ne me traitera jamais comme une merde. Il ne me mentira pas, non plus.
J'ai une chance inouïe d'avoir rencontré ce mec. Et j'ai eu milles fois raison de quitter Clem, même brutalement, pour lui. Je ne sais pas où j'en serai aujourd'hui si je ne l'avais pas rencontré, c'est le genre de choses qu'on ne sait jamais. Mais je ne vois pas ce que je pourrais vouloir de plus.
Clem, parlons en. Plus le temps passe et plus je le déteste. Je ne dirais pas que je ne l'ai jamais aimé parce que ça serait renier toute une période de mon existence et tout une catégorie de sentiments. Je l'ai aimé. J'ai aimé la vie qu'il m'a fait vivre, surtout au début, le monde adulte dans lequel il m'a fait entrer. Le focaliser sur moi, le garder pour moi, était un tel défi, que c'est devenu obsessionnel. Ajoutons à ça le fait qu'il a été mon premier amour et que j'avais beaucoup de mal à imaginer vivre sans lui. Par contre, on a jamais eu les mêmes centres d'intérêts, pas la même façon de concevoir la vie, l'amour, les gens. Connard. Méchant, égoïste, prétentieux. Il devait tout contrôler, tout dominer. Et tant que j'étais à ses pieds (ou en tout cas que je jouais le jeu, parce qu'au final comme souvent le dominé domine le dominant de façon subversive...) tout se passait bien.
Bref. Flo. Un amour. Une crème. Craquant. Passionnant. Après-Demain.
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Vendredi (21/08/09)
pétage
- Flo est au Cambodge, malade comme un chien, peut-être malade pour longtemps,et il a perdu son passeport. Et il doit rentrer dans 12 jours. J'aimerais perdre conscience pendant 11 jours (le 12eme est nécessaire pour me préparer à son retour pour l'accueillir correctement). Attendre est désespérant (ça fait plus d'un mois que ça dure, mais quand il allait bien je me forçais à ne pas trop m'inquiéter, là c'est impossible)
- Karlota ne peut pas prendre son pied si elle ne se touche pas pendant qu'on lui fait l'amour. En quelque sorte, son orgasme est quasi exclusivement provoquée par elle-même. L'idée est intéressante (ce sont sans doute des pistes à explorer sexuellement) mais dommage en même temps, car elle est incapable de donner à son partenaire la satisfaction de lui avoir donné un orgasme. Même pour elle-même, être obligé de déclencher l'orgasme veut dire que d'un côté, elle ne fusionne pas entièrement avec son partenaire. Bizarre, surtout de sa part, je n'aurais jamais imaginé les choses comme ça.
- si il s'avérait que Flo ne pouvais pas rentrer le 1er septembre comme prévu, je crois que ça me rendrait malade
- ce soir je suis allée chez Pedro à Ternes, appartement de 200 mètres carrés avec vue sur l'arc de triomphe, appartement trop classe, gens franchement sympas mais qui vivent dans un monde vraiment différent du miens. Pour eux, la Fourche, c'est limite dangereux. En tout cas ils m'ont ramenés en caisse jusqu'à chez Flo, la classe quoi.
- Je veux que Flo rentre. Plus le temps passe et plus je m'habitue à son départ. J'ai vraiment réussi à prendre l'habitude de ne pas être avec lui. Ca a un côté soulageant : les jours passent plus facilement et je désespère beaucoup moins. Et puis après avoir enchaîné Yannick-Clem-Flo, c'est vraiment une bonne chose que j'arrive à trouver une certaine indépendance, à réussir à être heureuse même quand celui que j'aime est loin de moi. Je suis plutôt sereine, parce que je sais que je ne perdrais pas Flo. En tout cas pas avant un moment. C'est une sensation magnifique. Quand j'étais avec Clem, je ne supportais pas qu'il soit loin parce que j'avais trop peur de ce qu'il pouvait faire. Alors que Flo, je peux lui faire confiance. C'est dur, vraiment très dur qu'il soit aussi loin pour aussi longtemps, mais ce n'est pas une source d'angoisse insurmontable. Maintenant qu'il est malade et qu'il a perdu son passeport, c'est déjà beaucoup plus inquiétant. Mais j'arrive à me dire que quoi qu'il arrive, il guérira, et que quoi qu'il arrive, même si ça doit lui coûter une fortune et même si ça doit être quelques jours plus tard que prévu, il rentrera. Mais ça sera vraiment plus simple quand le moment sera arrivé. Dites moi, promettez moi que ça va finir par finir. Que le 1er Septembre va finir par arriver. C'est si proche, mais pourtant, si désespérément loin...
- je ne considère pas qu'on doit classer les gens en fonction de leur revenus (pire encore, de ceux de leur parents). Traiter les gens de "bourges" fait partie des discriminations sociales courantes qui ne devraient pas, d'un point de vue politique, exister. Alors aujourd'hui, face à 5 gars pétés de thune qui font vraiment parti du 'beau paris je-me-la-pète', je me suis demandé qu'est-ce qui faisait que le fossé entre eux et moi était quasi infranchissable (mon père est assez friqué aussi, je précise : mais pas dans les mêmes proportions, et il a surtout gardé un quotidien sans prétentions). J'ai plusieurs réponses : ce qui fait qu'un mec est bourge et que tu considères ce mot comme une insulte, c'est qu'il a un côté méprisant envers les classes populaires qui se ressent de temps en temps (quand on parle de La Fourche par exemple). D'autre part, le rapport à l'argent n'est pas le même : être commercial, c'est un métier classe, avoir un IPhone, c'est la base, et avoir des parents pétés de thunes qui vous payent tout, c'est tout naturel : il n'y a rien de génant à ça. Personnellement, je ne suis vraiment pas fière d'avoir mon appart payé par mon père : je n'en ai pas honte parce que ça serait stupide ce ne pas profiter, mais je ne suis pas à l'aise avec à l'idée que je suis privilégiée et dépendante. Eux, si. D'autre part, ils obéissent à toute une série de codes qui inclue une peur du ridicule bien plus élevée que la notre, et un mépris bien plus grand envers de nombreuses personnes ou attitudes, sans oublier une obsession insupportable pour la mode, la classe l'élégance. D'autre part, être de droite est quelque chose qui n'est pas choquant chez ces personnes (ceux qui ne le sont pas sont entourés de gens qui le sont). Voilà ce que je considère comme bourge, et si j'emploie ce mot, c'est dans ce sens là, et non pour parler du compte en banque des parents qui n'est pas nécessairement en relation avec tout ça.
- Je vais me coucher. Déboucher la douche de Flo demain. Il faut que tout soit parfait quand il rentre, surtout s'il est toujours malade. Vous savez comment déboucher une douche?
- Karlota ne peut pas prendre son pied si elle ne se touche pas pendant qu'on lui fait l'amour. En quelque sorte, son orgasme est quasi exclusivement provoquée par elle-même. L'idée est intéressante (ce sont sans doute des pistes à explorer sexuellement) mais dommage en même temps, car elle est incapable de donner à son partenaire la satisfaction de lui avoir donné un orgasme. Même pour elle-même, être obligé de déclencher l'orgasme veut dire que d'un côté, elle ne fusionne pas entièrement avec son partenaire. Bizarre, surtout de sa part, je n'aurais jamais imaginé les choses comme ça.
- si il s'avérait que Flo ne pouvais pas rentrer le 1er septembre comme prévu, je crois que ça me rendrait malade
- ce soir je suis allée chez Pedro à Ternes, appartement de 200 mètres carrés avec vue sur l'arc de triomphe, appartement trop classe, gens franchement sympas mais qui vivent dans un monde vraiment différent du miens. Pour eux, la Fourche, c'est limite dangereux. En tout cas ils m'ont ramenés en caisse jusqu'à chez Flo, la classe quoi.
- Je veux que Flo rentre. Plus le temps passe et plus je m'habitue à son départ. J'ai vraiment réussi à prendre l'habitude de ne pas être avec lui. Ca a un côté soulageant : les jours passent plus facilement et je désespère beaucoup moins. Et puis après avoir enchaîné Yannick-Clem-Flo, c'est vraiment une bonne chose que j'arrive à trouver une certaine indépendance, à réussir à être heureuse même quand celui que j'aime est loin de moi. Je suis plutôt sereine, parce que je sais que je ne perdrais pas Flo. En tout cas pas avant un moment. C'est une sensation magnifique. Quand j'étais avec Clem, je ne supportais pas qu'il soit loin parce que j'avais trop peur de ce qu'il pouvait faire. Alors que Flo, je peux lui faire confiance. C'est dur, vraiment très dur qu'il soit aussi loin pour aussi longtemps, mais ce n'est pas une source d'angoisse insurmontable. Maintenant qu'il est malade et qu'il a perdu son passeport, c'est déjà beaucoup plus inquiétant. Mais j'arrive à me dire que quoi qu'il arrive, il guérira, et que quoi qu'il arrive, même si ça doit lui coûter une fortune et même si ça doit être quelques jours plus tard que prévu, il rentrera. Mais ça sera vraiment plus simple quand le moment sera arrivé. Dites moi, promettez moi que ça va finir par finir. Que le 1er Septembre va finir par arriver. C'est si proche, mais pourtant, si désespérément loin...
- je ne considère pas qu'on doit classer les gens en fonction de leur revenus (pire encore, de ceux de leur parents). Traiter les gens de "bourges" fait partie des discriminations sociales courantes qui ne devraient pas, d'un point de vue politique, exister. Alors aujourd'hui, face à 5 gars pétés de thune qui font vraiment parti du 'beau paris je-me-la-pète', je me suis demandé qu'est-ce qui faisait que le fossé entre eux et moi était quasi infranchissable (mon père est assez friqué aussi, je précise : mais pas dans les mêmes proportions, et il a surtout gardé un quotidien sans prétentions). J'ai plusieurs réponses : ce qui fait qu'un mec est bourge et que tu considères ce mot comme une insulte, c'est qu'il a un côté méprisant envers les classes populaires qui se ressent de temps en temps (quand on parle de La Fourche par exemple). D'autre part, le rapport à l'argent n'est pas le même : être commercial, c'est un métier classe, avoir un IPhone, c'est la base, et avoir des parents pétés de thunes qui vous payent tout, c'est tout naturel : il n'y a rien de génant à ça. Personnellement, je ne suis vraiment pas fière d'avoir mon appart payé par mon père : je n'en ai pas honte parce que ça serait stupide ce ne pas profiter, mais je ne suis pas à l'aise avec à l'idée que je suis privilégiée et dépendante. Eux, si. D'autre part, ils obéissent à toute une série de codes qui inclue une peur du ridicule bien plus élevée que la notre, et un mépris bien plus grand envers de nombreuses personnes ou attitudes, sans oublier une obsession insupportable pour la mode, la classe l'élégance. D'autre part, être de droite est quelque chose qui n'est pas choquant chez ces personnes (ceux qui ne le sont pas sont entourés de gens qui le sont). Voilà ce que je considère comme bourge, et si j'emploie ce mot, c'est dans ce sens là, et non pour parler du compte en banque des parents qui n'est pas nécessairement en relation avec tout ça.
- Je vais me coucher. Déboucher la douche de Flo demain. Il faut que tout soit parfait quand il rentre, surtout s'il est toujours malade. Vous savez comment déboucher une douche?
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Dimanche (26/07/09)
Et bien, c'est fini.
--> I'm freeeeeeeeeeeee....... !!!
Voilà, c'est la fin. Après deux de galère dans ce trou à rats, je suis libérée.
Je pars pour Lyon à partir de mi-septembre.
Ca va être une nouvelle étape difficile pour notre couple, trois ans loin l'un de l'autre.
Comme si on n'avait jamais eu de galère ... Pendant deux ans et demi, obligés de se cacher, de se voir au lycée, de sortir une fois tous les deux mois, de renoncer aux amis et de s'enfermer. Pendant deux autres années, enfin libres de s'aimer, on ne peut pourtant pas se voir plus d'une soirée ou une nuit par semaine à cause de ma prépa. Maintenant, pendant trois ans, on va vivre à plus de 500 km l'un de l'autre.
Je ne parle même pas des autres soucis.
Décidément, on est maudit.
Quoique j'ai peur qu'à force de dire qu'on est maudit, on va l'être toute notre vie...................
Bref.
Je vois des photos de ma cousine en Chine qui s'amuse, qui fait ce qu'elle aime sans jamais à avoir eu à étudier, qui vit dans la bonne humeur tous les jours et profite de ses 18 ans.
Moi, qu'est-ce que j'ai fait de mes 18 ans ? Je l'ai passée à prendre le RER, à apprendre des choses qui me répugnent, à piquer des crises de nerfs, à rêver du futur, à déprimer, à m'énerver... Pas de vie sociale, pas de jeunesse, pas de bonne humeur. J'ai bien voulu effacer l'année 2008 mais il s'avère que l'année 2009 a un peu la poisse aussi même si elle est embêtante d'une autre façon.
A présent, je souhaite plein de choses.
Je souhaite que mon Chéri puisse enfin être tranquille, pitié, nous sommes presque tous les deux à bout.
Je souhaite que sa vie rentre dans l'ordre et que tout puisse recommencer à nouveau.
Je souhaite que mes prochaines années soient tellement géniales que cela rattrapera ma jeunesse perdue, mes années de 15 à 20 ans, gâchées et jetées aux ordures, que je ne récupérerai plus jamais, que je ne revivrai plus jamais.
Je souhaite pouvoir réaliser petit à petit mon rêve.
Je souhaite reprendre mon travail sur ma personnalité que j'ai commencé en Terminale et pas achevé.
Je souhaite que plus aucun, aucun, aucun malheur ne vienne frapper ni lui, ni moi, ni aucun de nos proches.
Je souhaite pouvoir rentrer en Chine l'été prochain, accompagnée par celui que j'ai toujours imaginé à mes côtés chaque été depuis 2005.
Je souhaite être contente au moins 6 jours aur 7, et ce, jusqu'à dans trèèèèèèèèès longtemps.
J'ai fait 8 souhaits. Aussi, je serai riche et mes souhaits se réaliseront.
° J'aime lorsqu'elles tomberont de l'arbre et eux du ciel, qu'il soit là pour les admirer avec moi. °
Je pars pour Lyon à partir de mi-septembre.
Ca va être une nouvelle étape difficile pour notre couple, trois ans loin l'un de l'autre.
Comme si on n'avait jamais eu de galère ... Pendant deux ans et demi, obligés de se cacher, de se voir au lycée, de sortir une fois tous les deux mois, de renoncer aux amis et de s'enfermer. Pendant deux autres années, enfin libres de s'aimer, on ne peut pourtant pas se voir plus d'une soirée ou une nuit par semaine à cause de ma prépa. Maintenant, pendant trois ans, on va vivre à plus de 500 km l'un de l'autre.
Je ne parle même pas des autres soucis.
Décidément, on est maudit.
Quoique j'ai peur qu'à force de dire qu'on est maudit, on va l'être toute notre vie...................
Bref.
Je vois des photos de ma cousine en Chine qui s'amuse, qui fait ce qu'elle aime sans jamais à avoir eu à étudier, qui vit dans la bonne humeur tous les jours et profite de ses 18 ans.
Moi, qu'est-ce que j'ai fait de mes 18 ans ? Je l'ai passée à prendre le RER, à apprendre des choses qui me répugnent, à piquer des crises de nerfs, à rêver du futur, à déprimer, à m'énerver... Pas de vie sociale, pas de jeunesse, pas de bonne humeur. J'ai bien voulu effacer l'année 2008 mais il s'avère que l'année 2009 a un peu la poisse aussi même si elle est embêtante d'une autre façon.
A présent, je souhaite plein de choses.
Je souhaite que mon Chéri puisse enfin être tranquille, pitié, nous sommes presque tous les deux à bout.
Je souhaite que sa vie rentre dans l'ordre et que tout puisse recommencer à nouveau.
Je souhaite que mes prochaines années soient tellement géniales que cela rattrapera ma jeunesse perdue, mes années de 15 à 20 ans, gâchées et jetées aux ordures, que je ne récupérerai plus jamais, que je ne revivrai plus jamais.
Je souhaite pouvoir réaliser petit à petit mon rêve.
Je souhaite reprendre mon travail sur ma personnalité que j'ai commencé en Terminale et pas achevé.
Je souhaite que plus aucun, aucun, aucun malheur ne vienne frapper ni lui, ni moi, ni aucun de nos proches.
Je souhaite pouvoir rentrer en Chine l'été prochain, accompagnée par celui que j'ai toujours imaginé à mes côtés chaque été depuis 2005.
Je souhaite être contente au moins 6 jours aur 7, et ce, jusqu'à dans trèèèèèèèèès longtemps.
J'ai fait 8 souhaits. Aussi, je serai riche et mes souhaits se réaliseront.
° J'aime lorsqu'elles tomberont de l'arbre et eux du ciel, qu'il soit là pour les admirer avec moi. °
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Dimanche (14/06/09)
les vacances, enfin...
Les vacances, enfin. Ou plutôt "merde, c'est déjà les vacances". La période des partiels a été une source d'angoisse sans précédant. Je ne suis pas du genre à stresser pour les examens, pourtant, mais ces deux dernières semaines sont très mal passées. Obligée de travailler beaucoup d'un coup après n'avoir rien foutu pendant un semestre entier, obligée de s'enfermer quand ma seule envie était de le voir. Et puis un état de fatigue nerveuse, des cauchemars à n'en plus finir : une angoisse qui, a mon avis, va au delà des simples partiels.
C'est fini, à peu près fini. Je ne sais pas ce que ces prochaines semaines nous réservent. J'avoue que j'ai assez peur. Il part dans moins d'un mois. J'ai envie de dire, il m'abandonne. Ca va être dur, vraiment dur. Ca me fera peut-être du bien aussi, qui sait. Prendre du recul... Retrouver une certaine indépendance... Ca c'est le scénario où je vais bien, où je m'amuse pendant les vacances et où je supporte bien la séparation. Le scénario inverse, il ne vaut mieux pas trop y penser.
Et puis j'ai peur, peur, peur. De ses angoisses à lui. Il porte toute la misère du monde dans ses yeux en ce moment. Ces grands yeux, si bleus, si expressifs, dont j'arrive à peine à soutenir le regard tellement ils me transpercent. J'ai peur qu'il se perde dans son amour pour le monde, qu'il se noie dans son angoisse de voir le néant s'abattre sur nous.
J'ai envie qu'il oublie, le monde, les autres, les malheurs autour de lui. C'est égoïste, mais j'aimerais qu'il ne pense qu'à moi, qu'il ne se préoccupe que de moi. Je suis jalouse de ce monde pour lequel il s'inquiète tant.
C'est pourtant ce que j'aime chez lui. Je vous jure, c'est quelqu'un de vraiment exceptionnel. Altruiste. C'est un mot assez laid mais c'est exactement ce qu'il est. Il a un amour sincère et désintéressé pour les gens autour de lui. C'est lui, le mec qui va t'aider quand tu as une galère dans la rue. C'est lui qui va s'inquiéter si il voit la tristesse dans tes yeux. C'est lui aussi qui va t'héberger si un soir, tu ne sais pas ou dormir.
Et vis à vis de moi, il est fantastique. Mais j'ai peur, j'ai peur! Peur qu'en voulant être trop gentil il s'oublie lui même, j'ai peur qu'il se préoccupe tellement du reste qu'il ne s'occupe de moi sans en ressentir vraiment l'envie. J'ai peur de ne pas le passionner, peur qu'il se désintéresse, peur qu'il finisse par me quitter.
Et lui, a peur de me faire du mal. Et moi, j'ai peur qu'en ayant peur de me faire du mal, il ne soit plus vrai avec moi, que notre couple glisse petit à petit dans un non-dit malsain.
Putain c'est compliqué. Ca fait presque 3 mois maintenant. Et je sais qu'on entre dans la période où il va falloir faire face à la vérité. Il n'y a pas de problèmes, pas de tensions, pas de raisons de s'inquiéter. Mais ca fait suffisamment longtemps qu'on est ensemble maintenant pour qu'on détermine les limites. C'est dur à exprimer, mais je pense qu'on franchit un cap : le cap du couple qui se connait bien, et qui sait qu'il va perdurer.
Et c'est génial. Mais de mon côté, je n'ai pas encore tout réglé. J'ai trop d'angoisses. Je n'arrive pas à me remplir suffisamment de son amour pour être sereine en son absence. D'où la peur de son départ dans moins d'un mois.
J'ai envie de le voir, de passer du temps avec lui. Si je pouvais, je resterais toute la semaine. Mais je n'ose pas m'imposer, parfois je n'ose même pas lui demander de venir de peur de me confronter à un refus, ou qu'il accepte sans en avoir envie. Mais je n'ai qu'une envie : retrouver la sensation de vivre avec lui, comme il y a quelques semaines.
Ca fait du bien d'écrire.
C'est fini, à peu près fini. Je ne sais pas ce que ces prochaines semaines nous réservent. J'avoue que j'ai assez peur. Il part dans moins d'un mois. J'ai envie de dire, il m'abandonne. Ca va être dur, vraiment dur. Ca me fera peut-être du bien aussi, qui sait. Prendre du recul... Retrouver une certaine indépendance... Ca c'est le scénario où je vais bien, où je m'amuse pendant les vacances et où je supporte bien la séparation. Le scénario inverse, il ne vaut mieux pas trop y penser.
Et puis j'ai peur, peur, peur. De ses angoisses à lui. Il porte toute la misère du monde dans ses yeux en ce moment. Ces grands yeux, si bleus, si expressifs, dont j'arrive à peine à soutenir le regard tellement ils me transpercent. J'ai peur qu'il se perde dans son amour pour le monde, qu'il se noie dans son angoisse de voir le néant s'abattre sur nous.
J'ai envie qu'il oublie, le monde, les autres, les malheurs autour de lui. C'est égoïste, mais j'aimerais qu'il ne pense qu'à moi, qu'il ne se préoccupe que de moi. Je suis jalouse de ce monde pour lequel il s'inquiète tant.
C'est pourtant ce que j'aime chez lui. Je vous jure, c'est quelqu'un de vraiment exceptionnel. Altruiste. C'est un mot assez laid mais c'est exactement ce qu'il est. Il a un amour sincère et désintéressé pour les gens autour de lui. C'est lui, le mec qui va t'aider quand tu as une galère dans la rue. C'est lui qui va s'inquiéter si il voit la tristesse dans tes yeux. C'est lui aussi qui va t'héberger si un soir, tu ne sais pas ou dormir.
Et vis à vis de moi, il est fantastique. Mais j'ai peur, j'ai peur! Peur qu'en voulant être trop gentil il s'oublie lui même, j'ai peur qu'il se préoccupe tellement du reste qu'il ne s'occupe de moi sans en ressentir vraiment l'envie. J'ai peur de ne pas le passionner, peur qu'il se désintéresse, peur qu'il finisse par me quitter.
Et lui, a peur de me faire du mal. Et moi, j'ai peur qu'en ayant peur de me faire du mal, il ne soit plus vrai avec moi, que notre couple glisse petit à petit dans un non-dit malsain.
Putain c'est compliqué. Ca fait presque 3 mois maintenant. Et je sais qu'on entre dans la période où il va falloir faire face à la vérité. Il n'y a pas de problèmes, pas de tensions, pas de raisons de s'inquiéter. Mais ca fait suffisamment longtemps qu'on est ensemble maintenant pour qu'on détermine les limites. C'est dur à exprimer, mais je pense qu'on franchit un cap : le cap du couple qui se connait bien, et qui sait qu'il va perdurer.
Et c'est génial. Mais de mon côté, je n'ai pas encore tout réglé. J'ai trop d'angoisses. Je n'arrive pas à me remplir suffisamment de son amour pour être sereine en son absence. D'où la peur de son départ dans moins d'un mois.
J'ai envie de le voir, de passer du temps avec lui. Si je pouvais, je resterais toute la semaine. Mais je n'ose pas m'imposer, parfois je n'ose même pas lui demander de venir de peur de me confronter à un refus, ou qu'il accepte sans en avoir envie. Mais je n'ai qu'une envie : retrouver la sensation de vivre avec lui, comme il y a quelques semaines.
Ca fait du bien d'écrire.
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Mardi (12/05/09)
chamboulement
--> les choses changes
Les choses changent pour moi.
Je ne vais pas très bien. Malgré tout, je n'ai pas un moral d'enfer. C'est le chamboulement. Ma vie change et je me confronte à mes angoisses. Mais je suis pleine d'espoir.
J'aime ce mec. C'est incroyable comme ça se passe bien avec lui. Hier, on a parlé pendant 4 heures d'affilées. Je pense qu'on aurait pu parler encore plus longtemps. De tout et de rien, mais surtout de tout. On a remué beaucoup de choses. J'ai compris des trucs sur lui, et sur moi aussi. J'ai compris à quel point j'ai besoin de parler de tout ce qui s'est passé avec Clem. Des choses qui se sont passées il y a parfois plus de deux ans, dont je n'ai jamais parlé à personne, et dont je ne peux pas encore parler. J'ai commencé par le moins dur. Et c'était déjà un grand pas. J'aurais besoin d'en parler avec Clem, je pense. A condition que j'arrête de l'agresser et d'être détestable à chaque fois que je le vois (c'est vraiment plus fort que moi). J'ai compris que j'ai été profondément blessée à plusieurs reprises, et que je me suis forcée à faire comme si ça n'avait jamais existé. J'ai enfoui ça au fond de moi, et comme je suis restée avec Clem, je pense que ça a pris une très grande place sans que je m'en rende compte. En en parlant à Florian, je me suis mise à trembler, j'ai bloqué. Ca ne sort pas. Même la, ça ne sort pas. Il m'a trompé. Mais il a fait bien pire. Il m'a mise dans des situations humiliantes, et tellement blessantes. En draguant des filles devant moi. En ramenant son "amante" à une soirée où j'étais. Et il y a autre chose, autre chose qui ne sort pas. Il m'a engrainé dans une nuit avec une autre fille, la pire nuit de toute mon existence. Ca ne sortira pas. Je ne veux pas.
C'était au début, il y a très longtemps. Nous n'étions pas le même couple qu'il y a quelques mois : les choses se sont vraiment améliorées, il ne m'a plus jamais fait souffrir autant. Il a été très gentil et très correct, je dirai même attentionné. Je ne veux pas le faire passer pour un monstre qu'il n'est pas. Mais ces choses là sont restées en moi, et elles sont restées dans notre relation de couple. On en a jamais vraiment reparlé. Clem n'est pas quelqu'un avec qui on peut parler. Maintenant je me demande : comment ai-je fait pour rester avec lui malgré ce qu'il m'a fait? Comment ai-je pu oublier? Je ressens des angoisses incontrolables avec Florian. Pourtant, d'un point de vue purement rationnal, je lui fais confiance. C'est un mec bien. Il ne supporte pas faire souffrir les autres. Il ne fonctionne absolument pas comme Clem, je sais qu'on rencontrera forcément des problèmes, mais ça ne sera en aucun cas les mêmes. Et je n'ai pas envie de recommencer les mêmes erreurs. Je ne veux surtout pas être lourde, le harceler. Il n'y a pas matière à ça. Je réflechis beaucoup. J'essaye de construire quelque chose de stable avec lui, une relation saine. Ce que j'appelle la nevrose, c'est ce que j'essaye d'éviter. Baser notre couple sur notre amour l'un pour l'autre, sur la compréhension. C'est tellement, tellement bien parti. C'est chouette, vraiment chouette. C'est un mec sensible, très à l'écoute. Je suis libre de parler avec lui, de parler réellement. Pour le moment, il n'y a rien qui me gène. Tout est simplement parfait.
Ce dont j'ai peur, c'est de ne pas pouvoir me passer de lui. Je n'ai pas été célibataire depuis des années. Même avant de rencontrer Clem, je n'étais pas célibataire. Tous mes potes le sont, pourtant. Moi, je suis la meuf maquée. Je me pose beaucoup de questions vis à vis de ça. J'investis énormément dans ma vie amoureuse. Et je sais que je ne suis pas indépendante, dans le fond. Si j'avais eu le choix, j'aurais aimé quelques mois de célibat avant de rencontrer Florian, je trouve que ça aurait été mieux, plus stabilisant. Mais voilà, je l'ai rencontré, et il était trop tard. Ce n'est pas uniquement un hasard. C'est aussi parce que j'ai tenu à rester avec Clem, je n'aurais pas pu décider de le quitter sans rencontrer quelqu'un d'autre. C'est un fait, je n'y peux rien, et je ne regrette pas parce que Florian est vraiment une révélation dans mon existence. Mais j'ai conscience qu'il faut que je fasse attention. Ca m'étonne beaucoup de moi même, mais je réalise que je suis adepte de l'amour fusionnel.
Est-ce que je m'autorise à dire ça?
(à débattre)
Je ne vais pas très bien. Malgré tout, je n'ai pas un moral d'enfer. C'est le chamboulement. Ma vie change et je me confronte à mes angoisses. Mais je suis pleine d'espoir.
J'aime ce mec. C'est incroyable comme ça se passe bien avec lui. Hier, on a parlé pendant 4 heures d'affilées. Je pense qu'on aurait pu parler encore plus longtemps. De tout et de rien, mais surtout de tout. On a remué beaucoup de choses. J'ai compris des trucs sur lui, et sur moi aussi. J'ai compris à quel point j'ai besoin de parler de tout ce qui s'est passé avec Clem. Des choses qui se sont passées il y a parfois plus de deux ans, dont je n'ai jamais parlé à personne, et dont je ne peux pas encore parler. J'ai commencé par le moins dur. Et c'était déjà un grand pas. J'aurais besoin d'en parler avec Clem, je pense. A condition que j'arrête de l'agresser et d'être détestable à chaque fois que je le vois (c'est vraiment plus fort que moi). J'ai compris que j'ai été profondément blessée à plusieurs reprises, et que je me suis forcée à faire comme si ça n'avait jamais existé. J'ai enfoui ça au fond de moi, et comme je suis restée avec Clem, je pense que ça a pris une très grande place sans que je m'en rende compte. En en parlant à Florian, je me suis mise à trembler, j'ai bloqué. Ca ne sort pas. Même la, ça ne sort pas. Il m'a trompé. Mais il a fait bien pire. Il m'a mise dans des situations humiliantes, et tellement blessantes. En draguant des filles devant moi. En ramenant son "amante" à une soirée où j'étais. Et il y a autre chose, autre chose qui ne sort pas. Il m'a engrainé dans une nuit avec une autre fille, la pire nuit de toute mon existence. Ca ne sortira pas. Je ne veux pas.
C'était au début, il y a très longtemps. Nous n'étions pas le même couple qu'il y a quelques mois : les choses se sont vraiment améliorées, il ne m'a plus jamais fait souffrir autant. Il a été très gentil et très correct, je dirai même attentionné. Je ne veux pas le faire passer pour un monstre qu'il n'est pas. Mais ces choses là sont restées en moi, et elles sont restées dans notre relation de couple. On en a jamais vraiment reparlé. Clem n'est pas quelqu'un avec qui on peut parler. Maintenant je me demande : comment ai-je fait pour rester avec lui malgré ce qu'il m'a fait? Comment ai-je pu oublier? Je ressens des angoisses incontrolables avec Florian. Pourtant, d'un point de vue purement rationnal, je lui fais confiance. C'est un mec bien. Il ne supporte pas faire souffrir les autres. Il ne fonctionne absolument pas comme Clem, je sais qu'on rencontrera forcément des problèmes, mais ça ne sera en aucun cas les mêmes. Et je n'ai pas envie de recommencer les mêmes erreurs. Je ne veux surtout pas être lourde, le harceler. Il n'y a pas matière à ça. Je réflechis beaucoup. J'essaye de construire quelque chose de stable avec lui, une relation saine. Ce que j'appelle la nevrose, c'est ce que j'essaye d'éviter. Baser notre couple sur notre amour l'un pour l'autre, sur la compréhension. C'est tellement, tellement bien parti. C'est chouette, vraiment chouette. C'est un mec sensible, très à l'écoute. Je suis libre de parler avec lui, de parler réellement. Pour le moment, il n'y a rien qui me gène. Tout est simplement parfait.
Ce dont j'ai peur, c'est de ne pas pouvoir me passer de lui. Je n'ai pas été célibataire depuis des années. Même avant de rencontrer Clem, je n'étais pas célibataire. Tous mes potes le sont, pourtant. Moi, je suis la meuf maquée. Je me pose beaucoup de questions vis à vis de ça. J'investis énormément dans ma vie amoureuse. Et je sais que je ne suis pas indépendante, dans le fond. Si j'avais eu le choix, j'aurais aimé quelques mois de célibat avant de rencontrer Florian, je trouve que ça aurait été mieux, plus stabilisant. Mais voilà, je l'ai rencontré, et il était trop tard. Ce n'est pas uniquement un hasard. C'est aussi parce que j'ai tenu à rester avec Clem, je n'aurais pas pu décider de le quitter sans rencontrer quelqu'un d'autre. C'est un fait, je n'y peux rien, et je ne regrette pas parce que Florian est vraiment une révélation dans mon existence. Mais j'ai conscience qu'il faut que je fasse attention. Ca m'étonne beaucoup de moi même, mais je réalise que je suis adepte de l'amour fusionnel.
Est-ce que je m'autorise à dire ça?
(à débattre)
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Jeudi (07/05/09)
renouveau
Il y a du changement. Je prends ma vie en main. Et c'est bien.
J'ai compris maintenant que j'avais fais le bon choix. Il fallait que ça arrive, et il était nécessaire que ça arrive comme ça. Je n'aurais jamais pu le quitter autrement. Je n'en suis pas fière, mais je m'en veux beaucoup moins depuis que j'ai réalisé que c'était la seule solution pour moi de sortir de cette relation. 2 ans et demi, quand on a 20 ans, c'est une éternité. Je me suis construite autour de lui en quelques sortes. Et j'étais beaucoup trop dépendante pour m'en sortir comme ça. Je n'aurais pas eu la force d'arrêter sans qu'on m'aide à le faire.
Plus le temps passe et plus je réalise à quel point ma relation avec Clem n'était vraiment pas idyllique. Il y a tellement de choses que je suis heureuse de laisser derrière moi, des choses que je me promets de ne plus jamais revivre. Il y a eu beaucoup de positif avec Clem, de l'amour, des bons moments, des tas d'aventures. Mais il était grand tant de passer à autre chose, de se défaire de tous les côtés négatifs, et d'avancer. Il y a des épisodes que j'ai vécu avec Clem que je n'ai jamais raconté à personne, même pas ici. C'était trop douloureux pour que je l'avoue à qui que ce soit, même à un bout de papier. Je me suis forcée d'oublier, et j'ai réussi à faire abstraction. Tout ressort maintenant, et je me rends compte à quel point il y avait des problèmes,à quel point je me suis mentie à moi-même. La vie de tous les jours était chouette, il ne faut pas dresser un tableau négatif, d'une manière générale tout allait bien. Mais il y a toujours eu des choses que j'ai enterré en moi. Et maintenant, j'ai envie d'en parler, de les vomir hors de moi. Je ne lui en veux pas vraiment. Je ne lui en veux plus. Mais maintenant je sais que notre relation n'était pas aussi incroyable que j'aimais à le penser. Et qu'il fallait arrêter. Vraiment.
Ce qui est génial dans l'histoire, c'est que j'ai trouvé un type bien. Vraiment un mec génial. Avec qui tout se passe si bien... C'est grâce à lui que je réalise à quel point ma relation avec Clem n'était pas idéale : il y a des tas de problèmes que je trouvais tellement normaux que je n'osais pas imaginer que l'on puisse vivre sans. C'est bien une évolution. Florian est quelqu'un avec qui je me sens réellement bien, et avec qui je risque de vivre beaucoup de choses. Il y a une alchimie assez naturelle entre nous qui m'étonne énormément. Vraiment, c'est exceptionnel ce que je vis en ce moment. Un mec bien, je crois que c'est le mot : un mec bien qui m'aime pour ce que je suis. Il est attentionné, gentil, tendre. Il m'attire énormément et on a toujours des choses à se dire. J'ai l'impression que je ne pourrais jamais me lasser de passer du temps avec lui. Bref, à l'heure qu'il est, c'est vraiment mon homme idéal. Je ne pensais pas que ça existait, et pourtant je l'ai pensé (sans y croire) dès que je l'ai rencontré.
Au départ quand j'ai quitté Clem, j'ai pensé que c'était un caprice, que j'allais certainement le regretter, que Florian n'était qu'un prétexte. En fait, je crois que ça devait arriver, que c'était beaucoup plus fort que moi. Je crois que je l'ai quitté parce que j'ai eu un coup de foudre.
Est-ce que je m'autorise à dire ça?
(à débattre)
J'ai compris maintenant que j'avais fais le bon choix. Il fallait que ça arrive, et il était nécessaire que ça arrive comme ça. Je n'aurais jamais pu le quitter autrement. Je n'en suis pas fière, mais je m'en veux beaucoup moins depuis que j'ai réalisé que c'était la seule solution pour moi de sortir de cette relation. 2 ans et demi, quand on a 20 ans, c'est une éternité. Je me suis construite autour de lui en quelques sortes. Et j'étais beaucoup trop dépendante pour m'en sortir comme ça. Je n'aurais pas eu la force d'arrêter sans qu'on m'aide à le faire.
Plus le temps passe et plus je réalise à quel point ma relation avec Clem n'était vraiment pas idyllique. Il y a tellement de choses que je suis heureuse de laisser derrière moi, des choses que je me promets de ne plus jamais revivre. Il y a eu beaucoup de positif avec Clem, de l'amour, des bons moments, des tas d'aventures. Mais il était grand tant de passer à autre chose, de se défaire de tous les côtés négatifs, et d'avancer. Il y a des épisodes que j'ai vécu avec Clem que je n'ai jamais raconté à personne, même pas ici. C'était trop douloureux pour que je l'avoue à qui que ce soit, même à un bout de papier. Je me suis forcée d'oublier, et j'ai réussi à faire abstraction. Tout ressort maintenant, et je me rends compte à quel point il y avait des problèmes,à quel point je me suis mentie à moi-même. La vie de tous les jours était chouette, il ne faut pas dresser un tableau négatif, d'une manière générale tout allait bien. Mais il y a toujours eu des choses que j'ai enterré en moi. Et maintenant, j'ai envie d'en parler, de les vomir hors de moi. Je ne lui en veux pas vraiment. Je ne lui en veux plus. Mais maintenant je sais que notre relation n'était pas aussi incroyable que j'aimais à le penser. Et qu'il fallait arrêter. Vraiment.
Ce qui est génial dans l'histoire, c'est que j'ai trouvé un type bien. Vraiment un mec génial. Avec qui tout se passe si bien... C'est grâce à lui que je réalise à quel point ma relation avec Clem n'était pas idéale : il y a des tas de problèmes que je trouvais tellement normaux que je n'osais pas imaginer que l'on puisse vivre sans. C'est bien une évolution. Florian est quelqu'un avec qui je me sens réellement bien, et avec qui je risque de vivre beaucoup de choses. Il y a une alchimie assez naturelle entre nous qui m'étonne énormément. Vraiment, c'est exceptionnel ce que je vis en ce moment. Un mec bien, je crois que c'est le mot : un mec bien qui m'aime pour ce que je suis. Il est attentionné, gentil, tendre. Il m'attire énormément et on a toujours des choses à se dire. J'ai l'impression que je ne pourrais jamais me lasser de passer du temps avec lui. Bref, à l'heure qu'il est, c'est vraiment mon homme idéal. Je ne pensais pas que ça existait, et pourtant je l'ai pensé (sans y croire) dès que je l'ai rencontré.
Au départ quand j'ai quitté Clem, j'ai pensé que c'était un caprice, que j'allais certainement le regretter, que Florian n'était qu'un prétexte. En fait, je crois que ça devait arriver, que c'était beaucoup plus fort que moi. Je crois que je l'ai quitté parce que j'ai eu un coup de foudre.
Est-ce que je m'autorise à dire ça?
(à débattre)
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