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Mercredi (05/09/07)
VIVE LA PCEM1 !
--> et surtout ne vous découragez pas

Nonon... je suis pas encore rentrée donc je ne vous parlerai pas de la joie des amphis de médecine. Mais je suis en stage de pré-rentrée à Medisup (prépa privée), histoire de se remettre dans le bain.
Là-bas, on fait l'équivalent de 4 voire 5 chapitres de physique de l'année dernière en 2h en carrément plus durs, c'est drôlement chouette; et pour le lendemain une petite 10aine d'exos à faire sortis d'annales de concours. Et puis à la séance suivante, bah une petite interro. Les gens ne se parlent presque pas, certains ont l'air pommé, d'autres se rassurent en répondant au prof même quand il le demande pas et souvent c'est faux. Qu'elles sont mignonnes ces minettes au top de la mode qui vous montrent leurs fiches faites à partir du cours d'un air de dire "t'as vu moi je travaille, je fais des fiches". Et moi je meurs d'envie de leur répondre "ma pauvre t'es un peu coconne, la rentrée c'est pas commencé, t'en auras des trucs à rajouter sur tes fiches, elles valent rien".
J'ai toujours les chocottes de pas y arriver mais je suis pas la seule, on le lit sur pas mal  de visages malgré tout... mais je dois y arriver. Ma vie en dépend. Oui oui elle en dépend.
J'ai envie de détester tout le monde, sauf Elsa, avec qui je vais bosser cette année.
Si on me demande mon cours je le passerai pas. J'aiderai personne et personne m'aidera. Sauf Elsa. Et ma maman. Et Sarah, l'étudiante de qui reçu les cours de doublante, 4 cartons en tout.
Et en février, concours.
Et en juin, concours.
Mais dans 10 ans, mymi médecin.

Ecrit par Laagan, à 20:05 dans la rubrique "Laagan".
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Lundi (30/07/07)
retour à paname
--> bouts de reflexion

C'est la fin d'un épisode. Le début d'un autre. Le changement est radical, mais c'est une évolution, une évolution qui s'annonce bien.

Après un mois dans le sud, nous commençons un mois chez mes parents à faire la fête et à se retrouver en tête à tête dans une grande maison.

Je serais bien restée un mois de plus dans le sud. Mais je crois que ce nouvel épisode s'annonce encore meilleur, même si le soleil et la plage ne sont pas au rendez-vous.

Je ne m'engueule pas avec Clem. C'est un fait. On ne s'engueule vraiment jamais. Par contre, il y a toujours des épisodes inévitables où il me fait si mal que je n'ai pas envie de continuer. Des jours où rien ne va. Mais généralement, le lendemain, le surlendemain et tout le reste de la semaine me remettent sur pied, je sais que le prochain drame arrivera, qu'il sera peut-être pire que le précédant, mais avant tout, ce qui compte, ce sont tous les moments passés à être heureuse au point d'avoir envie de le crier au monde entier, amoureuse au point de vouloir ne jamais moins l'aimer. Ces petites choses de tous les jours qui font aimer la vie, ces moments de tendresse, cet amour que je ressens. Tout ce qui me fait oublier à quel point j'ai pu souffrir à cause de lui, tout ce qui fait que ça n'a plus aucune importance, tant que maintenant tout va bien.

Qu'est-ce que je l'aime.

Depuis quelques jours je m'étonne de le voir en demande perpetuelle de tendresse, de bisoux et de calins. Normalement, c'est plutôt mon domaine. Il incarne presque l'homme idéal ces derniers temps. Ce qui est assez inquiétant, d'ailleurs, je suis d'avis qu'il ne faut jamais trouver un homme idéal. Je sais qu'il tient beaucoup à moi. Il le cache de moins en moins. 

Nous sommes manifestement un couple qui sait et apprécie vivre ensemble. C'était un défi de taille, pourtant. Dans une relation passionnée, trop se voir peut être fatal.

Loin de là. J'aime me réveiller à côté de lui, prendre ma douche avec lui, aller faire des courses avec lui, trainer devant des conneries à la télé avec lui, se séprarer pendant quelques heures pour mieux se retrouver le soir. Une vie à deux qui n'est pas une vie où la routine pourrit l'existence. 

La routine. Parfois une vie réglée, où les évenements se répetent continuellement, devient comme un automatisme. Habitués à vivre ensemble, les amoureux considèrent leur moitié comme une partie de ce mécanisme, et petit à petit le côté "étincelle" de leur amour est oublié. Voilà comment je vois ça. Et j'en suis loin... Peut-être même un peu trop loin, mais c'est un autre débat.

Hiet on est allés au restaurant tous les deux. Comme ça, parce que allez, pourquoi pas. Comme d'habitude quand on va au restaurant, on s'est fait plaisir. Et on a rigolé. On a parlé de tout et de rien à tel point que je peux plus vous dire de quoi. On s'est bien marré.

Je crois qu'on arrive à un stade où on est extrêmement à l'aise l'un avec l'autre. On discute si on a envie de discuter, sinon le silence n'est jamais pesant. On ne se cache presque plus jamais l'un de l'autre. On se comprend, on se connait. Il sait quand je suis d'humeur à raler, d'humeur à faire des bisoux, d'humeur bizarre où je pense à trop de choses embrouillantes.

Je n'ai plus aussi peur. Les prochains jours, les prochains mois, je ne me prédis que du bonheur.

La seule question qui se pose réellement est la suivante : faut-il préparer ou ignorer l'idée qu'il va repartir loin de Paris après Septembre?

Ecrit par Indrea, à 12:12 dans la rubrique "Indrea".
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Dimanche (24/06/07)
Hi joueb!
Bon allez un ptit article pour tenir le monde au courant.

J'aurais passé 9 jours à Paris de tout ce mois de juin. Pour passer mon bac, en deux fois. Je repars mercredi et je ne reviendrais pas avant fin juillet. Il ne faut donc pas trop compter sur moi... Quand on me demande, j'habite dans le sud.

Je suis majeure, maintenant. Ca ne change pas grand chose, je le conçois. Il y a de temps en temps une petite voix dans ma tête qui me dit "tu es une adulte, maintenant. Réagis en conséquences". Je me sens dans le fond toujours aussi adolescente, et toujours aussi responsable de mes actes qu'avant. J'ai un peu du mal à dire ça le lendemain d'une des plus grosse connerie de mon existence (irresponsable, dangereux, honteux, extrêmement naïf et complètement stupide). Mais bon. Dans l'ensemble, je m'en sors. La seule différence notable concerne mes parents, qui ne sont plus responsables légalement de mes actes, ce qui rend les choses beaucoup plus claires vis à vis de notre relation.

Bref. C'est dur d'avoir 18 ans, c'est dur d'aimer. Honnetement, c'est épuisant. Mais c'est assez génial aussi. Plus de 9 mois que je suis avec Clem, et franchement ça se passe bien. Je ne peux pas dire que notre relation commence à être posée, je pense qu'elle ne le sera jamais vraiment. Ce qu'il y a de bien avec lui, c'est qu'il y a tout le temps des changements. Depuis que je le connais, on aura vécu plein de phases différents. A paris quand il bossait, à paris quand il chomait, dans le sud quand je venais de temps en temps, maintenant dans le sud tout le temps ensemble. Puis il y aura seuls chez mes parents, puis tous les deux chez moi, puis peut-être saison d'hiver... Les gens que l'on voit, les choses que l'on fait, viennent aussi par phases où on a "plutôt tendance" à sortir, "plutôt tendance" à rester en tête à tête, "plutôt tendance" à prendre de la drogue, etc. Notre relation est relativement constante, avec des hauts et des bas qui ne concernent pas réellement notre relation mais plutôt comment moi je vais.

Globalement, je vais bien. Je suis sortie du gouffre pour de bon. Il y a encore des choses qui ne sont pas faciles à gérer, encore des jours où j'ai l'impression que je ne peux plus continuer. Mais globalement, la forme et la bonne humeur sont au rendez-vous.

Je suis toujours aussi accro à Clem, ça ne changera pas. Le fait qu'il parte dans le sud m'a réappris à apprécier certains moments passés sans lui. Mais si j'ai le choix, j'ai encore du mal à choisir de ne pas le voir. Ca s'arrangera peut-être quand on vivra ensemble pour de bon. Je veux dire, pour la première fois, à partir de juillet et jusqu'à une date indéterminée entre septembre et décembre, on ne vivra plus ensemble "le trois quart du temps". On va habiter ensemble, et le principe est assez différent.

En tous les cas, les questions posées dans mon articles précédents se posent beaucoup moins aujourd'hui. Je ne suis pas encore complètement au clair, mais après tout, encore une fois, je suis une ado de 18 ans amoureuse.

Je me sens aimée. Plus le temps passe et plus je me sens aimée. Pas aimée genre "coup de foudre", ni aimée genre "coup de cul", ni aimée genre maladivement comme moi je l'aime, non, profondément aimée. Le jour où je ne douterais plus de cet amour sera celui où je n'irai plus jamais mal - et il s'approche.

Bref. J'ai encore 11 textes à réviser pour mon oral demain. Et l'ensemble à revoir. Ca me gonfle tellement cet oral... Surtout que j'ai très bien réussi l'écris (!!! je fais partie des 2% de français qui a choisi la dissertation au bac!)
Ecrit par Indrea, à 12:59 dans la rubrique "Indrea".
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Samedi (09/06/07)
Ahlala! Ahlala! Ahlala! Ahlala! Ahlala!
--> ...ahlala! ahlala! ahlala!...
Bon voilà, après demain c'est le bac, et je peux vous dire que j'ai presque pas révisé.

1. parce que j'arrivais pas à me stresser pour réviser, me disant que j'avais assez travaillé les deux premiers trimestres au moins et que je pouvais compter sur mes bases.

2. parce que le bac ne me sert à rien. C'est pourri. J'ai travaillé assez dur pendant sept ans et même que j'ai toujours travaillé sérieusement depuis le jour où je suis rentrée dans un salle de classe, et j'ai pas besoin d'un examen où il suffit d'avoir la moyenne pour me permettre d'entrer dans les études supérieures. Je n'ai plus rien à prouver à personne. Tout ce que j'avais à montrer, je l'ai fait. Le bac n'a rien de valorisant et ne m'apportera rien si ce n'est qu'un bout de papier me permettant de m'inscrire en prépa. Le bac ne me mènera nulle part. Ce que je voulais obtenir, je l'ai déjà obtenu et ce, en travaillant dur. Alors pourquoi je dois m'infliger encore du travail en plus alors que mon but est atteint? Ca n'a absolument aucune utilité. Tout ce qu'on fait dans la vie nous sert à quelque chose et je me suis toujours dit ça. Et d'ailleurs, c'est pour cette raison que j'ai étudié en partie. Tout ce qu'on apprend même si on ne s'en reservira peut-être jamais, peut être bénéfique, je pourrai toujours trouver un avantage à tout ce qui m'arrive. Seulement, le bac n'a rien de neuf, ne m'apporte rien de nouveau, ce n'est qu'un résumé de tout ce que j'ai déjà appris, une révision de tout ce que j'ai déjà révisé. Ceux qui vont en fac n'ont besoin que de ce bac, alors qu'ils le passent. Mais moi, j'ai déjà tout prouvé, alors si je ne taffe pas pour le bac, est-ce que ça voudrait dire que j'ai moins de mérite que quelqu'un qui n'aurait travaillé que pour ça et aurait une bien meilleure note que moi? Si je n'ai aucune mention, tout le monde va faire une gueule bizarre. Mais et alors? Dans la vie on a ce qu'on mérite d'avoir. Alors si j'ai déjà obtenu ce que je considère comme mérité, pourquoi je vais me faire bi*******ip à taffer encore? Marx a dit : dans la société communiste idéale chacun travaille "selon ses besoins". Et ben, rien que pour ça, je m'autoproclame marxiste. Que ceux qui en ont besoin aillent passer le bac et que ceux qui n'en ont rien à faire se barrent! non mais franchement, qu'est ce que ça va m'apporter? Imaginons que je bosse très dur, que j'ai même la mention très bien. Ok. Fièreté, gloire, cadeau, peut-être argent... Et ALORS? Récompenses passagères et c'est tout. Cool, j'aurais taffé comme une malade, ça me servira pas plus. Ca me GAVE!!! J'ai rien foutu et ben si j'ai 10, je l'aurai quand même ce pourri de bac! J'en ai pas BESOIN!!! En plus je suis obligée de me trimbaler à la bibliothèque tous les jours pour m'obliger à travailler et puis je vois certaines personnes qui, je suis quasiment sûre ont pas trop travaillé pendant le lycée, et qui viennent taffé. Franchement, si y a que le bac qui fait bosser les gens, le système est mal foutu. En plus, j'étais au Verger, puis je vois plein mais alors plein de "fiches bac, révisions faciles, fiches, fiches, fiches...".........Voilà, pour se faire un peu d'argent n'est-ce pas, on fait sortir plein de fiches récapitulatives que les élèves achètent et qui révisent avec. C'est vrai, après on peut bien aller se plaindre que les élèves travaillent pas. En même temps avec toutes ces fiches, à quoi bon prendre ses cours hein? Quelle société de glandeurs qui incitent à glander. En plus elles sont pas complètes ces fiches, alors on se fait prendre au piège. "J'ai trop taffé machin je me suis tapé une salle note machin j'en ai marre", si tu taffes pas par toi-même, c'est bien fait pour toi : on a ce qu'on MERITE point barre. Et puis vingt ans plus tard, on va manifesté toutes les semaines parce que ci, parce que ça. Mais mon vieux, si t'avais taffé pendant tes études qui sont faites pour, tu te taperais pas un sale boulot. Solidarité, solidarité, c'est joli, ça fait partie de la morale du pays. C'est vrai, c'est respectable. Mais bon on avait pas prévu que ça inciterait les gens à glander. Y en a qui sont tellement ignares qu'ils se plaignent de ne pas avoir assez d'indémnités chômage. Je suis désolée, je trouve qu'il y a certaines personnes qui se foutent un peu de la gueule du monde, y compris de la leur. Bon je pars en zigouigoui. Bref. Je trouve que les personnes qui ne bossent pas ou qui se contentent de profiter tout en soi-disant bosser, et qui n'assument pas derrière sont détestables. Et aussi que les gens qui sont conscients de leurs difficultés et qui travaillent durs et qui persévèrent sont admirables. Le travail est nécessaire, tout le monde doit en fournir que ce soit pour soi tout d'abord ou pour la société ensuite. Bouh, j'en veux pas du bac!
Ecrit par MooMooKa, à 20:40 dans la rubrique "MooMooka".
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Mercredi (30/05/07)
Je ne veux pas!
Je ne sais plus ce que je fais.

Je ne sais plus ce que je veux.

Je veux être épanouie, je veux que mon couple reste comme il est, je veux vivre, je veux ne plus me prendre la tête, je veux l'aimer, je veux qu'il m'aime, je veux profiter, je veux du soleil.

Du soleil. Du soleil.

Et de l'attention, de l'amour, de la douceur. Il me manque.

Je me sens si loin de lui. Siiiii loin. Dans deux jours je vais le voir, pourtant. Il y a dix jours j'étais avec lui, pourtant. On se téléphone tous les jours, pourtant.

Mais en ce moment, il y a de la distance.

Je veux que tout soit simple.

Je ne veux plus jamais aller mal.

Je veux hurler.

Je veux être heureuse tout le temps, avec lui, sans lui, seule, entourée, shootée, sobre, en cours, chez moi, dans la rue.

Je ne veux pas me poser de questions, je ne veux pas être jalouse, mais je veux des sentiments forts.

Je veux qu'il n'aime que moi. Je veux être libre. Je veux qu'il le soit, mais qu'il n'aime que moi.

Je me sens un peu perdue.

Un peu déprimée.

Un peu seule et pourtant si entourée.

Je voudrais pouvoir tout assumer et tout raconter. Pour cela, je voudrais pouvoir tout expliquer.

Je veux me comprendre. Je veux tout comprendre.

Vivement vendredi.

La sérénité me reviendra peut-être plus naturellement qu'elle n'est partie.

I WOULD JUST LIKE TO UNDERSTAND, UNDERSTAND HOW, UNDERSTAND WHY, BEING SO MUCH IN LOVE AND EVERYTHING BEING SO FINE IVE GATA GET MAD AT EVERY SINGLE DETAIL WHILE I'VE BEEN WITH HIM FOR SO LONG. WHEN WILL I FINALLY TRUST HIM? WHEN WILL HE BE TRUSTABLE? WHY AM I SO DESPERATE TO FIND SOMEONE ELSE I COULD GET ON WITH, WHY AM I TRYING TO START SOMETHING NEW WHEN THE ONLY THING I WANT IS TO PUT STABILITY INTO MY LIFE AND INTO MY COUPLE? WHY AM I SO DOUBTFULL ABOUT EVERYTHING, FROM MY FEELINGS TO MY APPERANCE, SINCE I ACCEPTED CHRIS'S INVITATION? WHY IS IT WHEN IM THE MOST JALEOUS THAT I FEEL LIKE CHEATING ON HIM? HOW CAN I TRUST HIM IF I CAN'T TRUST MYSELF? WHY THE FUCK DO I WANT TO BE WITH JB? AM I EVEN ATTRACTED? I AM ENTIRELY CONSCIOUS THAT ITS JUST FOR THE FUCK OF STARTING A RELATIONSHIP BUT I JUST CANT MAKE IT OUT. ITS GOING TO COMLETELY LOOSE ME. DON'T I FEEL BAD ENOUGH ABOUT CHRIS? WHY AREN'T I A LITTLE ASHAMED? AREN'T I DOING LIKE STACY, TURNING INTO THE BITCH THAT CAN'T HELP TRYING TO GET MEN TO BE ATTRACTED TO HER? WHY NOW? WHY NEVER BEFORE? WHY DON'T I REGRET? WHY AM I SO DESPERATE FOR CLEM TO CALL ME? WHY DO I FEEL SO MUCH DISTANCE? WHY CAN I NOT ACCEPT THE IDEA THAT HE MIGHT CHEAT ON ME TONIGHT? ITS HURTING ME SO MUCH. WHEN WILL I BE ABLE TO LIVE IN PEACE WITH MYSELF?
Ecrit par Indrea, à 15:48 dans la rubrique "Indrea".
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Mardi (22/05/07)
ne pas compter
--> il m'aime?
Pour la deuxième fois seulement depuis 8 longs mois, j'ai arrêté de compter. Compter les jours qui nous séparent, les jours qui nous restent, les heures passées, le nombre de fois où on fait l'amour, compter depuis combien de temps on est ensemble, compter combien de semaines il nous reste à vivre comme ça : compter, compter, compter, chiffrer le temps, en tirer des conclusions sur moi, sur mon bonheur, sur ma tablette de pillules, compter.

Et bien quand ça va, je ne compte plus. Je veux dire, quand ça va majestueusement. Comme ce week-end. Je suis partie 4 jours, ou 5, ma tête n'en sait rien, elle n'a pas compté. Et ça, c'est incroyable. Sincèrement, j'ai réalisé ça dans le train et j'en suis toujours sur le cul.

J'étais parfaitement BIEN. Complètement sereine pour la première fois depuis bien, bien longtemps. La douleur qui me ronge est restée dans son coin, et n'a fait qu'une timide apparition vite oubliée.

Il m'a dit "tu vas me manquer, tu sais", avec la petite voix timide de l'ado de 12 ans qui dit je t'aime en rougissant pour la première fois. Ca m'a complètement cloué au sol. Je ne sais pas si le lecteur peut imaginer à quel point venant de sa bouche, c'est exceptionnel. Ce mec montre qu'il vous aime de tas de façons différentes, mais certainement pas en vous disant des choses comme ça. Il a ajouté, comme pour se justifier : "j'aime bien dormir avec toi".

J'ai trouvé cette justification particulièrement géniale, parce que ce que j'aime tout particulièrement, c'est justement de dormir avec lui. Si il arrive de temps en temps qu'on s'endorme séparément, il n'y a pas un seul matin où je ne me réveille pas complètement blottie dans ses bras. Les deux ou trois heures qui précedent le réveil pendant lesquelles il arrive de se réveiller quelques secondes avant de replonger dans le doux sommeil sont sans doute les plus belles de la journée.

Alors oui, je lui manque. Il ne m'a jamais autant aimé, et je le sais. Il était content que j'improvise un week-end pour venir le voir, et je le sais. Il m'appelle de plus en plus souvent, il veut me parler. Il me caline. Tout le temps. Sur la plage, parti se ballader, il revient en sautillant (les graviers brûlants font mal au pieds) avec un petit bouquet de fleurs des champs cueillies sur le chemin. C'est la première fois qu'on m'offre des fleurs. J'ai trouvé que c'était une très belle première fois.

C'est bon d'écrire tout ça. Ce sera encore meilleur de le relire. Vous trouverez sans doute ça agaçant, parce que le bonheur et l'amour naïf agace toujours. Vous aurez raison de vous agacer. Pour une fois j'ai envie de dire que je suis heureuse, de décrire tout ce qui va, et de pouvoir plus tard relire, me dire que oui, il m'aimait vraiment, malgré tout ce qui peut arriver dans le futur, malgré toute ma souffrance, Clem et moi nous aimons et le bonheur parfait est possible, au moins à court terme.

C'est ce sentiment de pleinitude qui est le meilleur. L'impression que c'est juste, que c'est parfait. Qu'aller bien ensemble et s'aimer est la seule chos e de véritable qui pouvait arriver. Comprenez bien que ça ne date pas de ce week-end, c'est une lente progression qu'on ressent mieux du fait de notre séparation : une petite marche est franchie chaque fois que je le vois.

Ce qui est assez troublant, c'est que la balance est entrain de s'inverser. Clément n'a pas vraiment le moral ces temps-ci. A cause de problèmes très concrets qui le minent mais qui ne sont pas grave à long therme. Je sais qu'il était assez déprimé ces dernières semaines, et c'est au même moment qu'il a commencé à m'appeller tout le temps et à vraiment avoir envie de me voir le plus possible. Je ne sais pas dans quel sens il faut voir le problème, si il a plus besoin de moi quand il va mal ou si il va mal parce qu'il est loin de moi.

Le sentiment que j'ai de l'effet sur lui me trouble toujours. Par exemple, j'ai appris récemment qu'il était beaucoup plus chiant (taquineur, moqueur, emmerdeur quoi!) avec son frère et le collocataire quand j'étais là. J'ai appris aussi que quand je n'étais pas là, il était beaucoup moins actif et il ne faisait pratiquement jamais à manger.

Finalement, malgré la démonstration que j'ai tenté de faire sans même m'en rendre compte dans tout cet article, je n'arrive pas à me convaincre qu'il m'aime. Je trouve vraiment ça trop incroyable.
Ecrit par Indrea, à 01:28 dans la rubrique "Indrea".
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Jeudi (10/05/07)
je sors du gouffre
--> j'allais mal
Oh oui, j'allais mal. Bien mal. J'ai relu des tas de choses, écrites sur le joueb, mais pas seulement. Parce que le pire, je ne l'écris pas ici. Ce qui fait trop mal, ce qui est trop troublant, je n'ai pas pû le dire. J'ai souvent adouci la vérité, caché des choses, et même lorsque j'écris sur des papiers. Le non-dit, c'est là que se trouve réellement le gouffre. Aujourd'hui encore, je ne dis pas tout.

Je réalise enfin à quel point j'ai pû souffrir. Pendant tout un temps, j'ai été complètement, complètement perdue. Finalement, j'accèpte l'idée que je suis trop jeune. C'est la vérité. Je suis beaucoup trop jeune pour ce que je vis. En ce moment, tout va à merveille, c'est facile, et puis je crois que je commence à avoir la maturité émotionnelle qu'il faut pour comprendre, pour encaisser certains coups, et puis pour aimer à la folie sans pour autant devenir folle. Ca prend du temps, tout ça. Je vis au delà de mes moyens emotionnels. Certains sentiments sont beaucoup trop forts pour moi, je ne suis pas prête. Je suis trop jeune.

Tout va vraiment bien maintenant. Je suis HEUREUSE. C'est quelque chose que je n'ai pas pû affirmer depuis plusieurs mois. Je suis sincèrement heureuse. Ma relation avec Clément est tout simplement magnifique. Je viens de passer une semaine dans ses bras, pas une engueulade, de la douceur uniquement.

J'ai pensé à plein de choses.

J'ai pensé que l'amour se résume souvent à UNIFIER. Ce que j'aime, c'est prendre UN bain à deux tous les jours, dormir dans LE même lit, boire dans UN verre, se partager nos clope. Et bien sûr, surtout, ne faire qu'un seul et même corps, fusionner en un seul lorsque l'on fait l'amour, et ensuite, lorsque l'on dort encastrés dans les bras de l'autre, lorsqu'il se colle à moi, lorsque je me blottis contre lui.
Connaissez-vous ce mythe qui dit qu'au départ, l'être humain était homme et femme à la fois? Depuis que l'être humain a été coupé en deux, il recherche constemment l'amour : pour fusionner de nouveau et retrouver l'équillibre originel.
Le couple parfait serait donc une seule et même personne faite de deux opposés qui fusionnent.

J'ai la certitude de l'avenir de mon côté. Juillet au Cap d'Agde avec lui, Août chez moi avec lui, Septembre dans un studio a Paris avec lui. La suite de l'histoire est incertaine, mais la suite ne m'importe pas encore. La certitude de vivre avec lui m'enlève beaucoup de mes craintes, et signifie un pas nouveau dans notre relation auquel on se prépare. C'est une avancée, progressive, le temps qui change et adoucie les choses.

J'aimerais que le temps adoucisse mon traumatisme. Je l'appelle traumatisme parce que plus le temps passe, plus je réalise que cela en est un. J'y pense, tout le temps, presque tous les jours. Quand j'y pense, je dois me forcer de ne pas me concentrer sur la question, sinon, je pleure inévitablement. Pourtant, ce n'est pas si grave. Mais ça m'a fait mal, une douleur que je ne peux pas décrire. L'envie de mourrir, le néant total : incompréhension de tout, et blessure profonde. Et les souvenirs sont là, dans ma tête, et me hurlent "cette souffrance peut revenir du jour au lendemain". Je ne sais pas si c'est vrai. Je le vivrais peut-être mieux maintenant. J'aimerais juste pouvoir tourner la page sur tout ça, j'aimerais que certaines questions arrêtent de me torturer l'esprit. C'est fini. Et ça n'était pas le fin du monde.

Je vais tellement mieux que je commence à croire que je vais entièrement sortir du gouffre, et le refermer derrière moi. Je n'ai plus peur de l'avenir, je suis heureuse dans le présent, seul le passé me traque et je n'ose pas encore vraiment lui faire face. Mais ca n'a pas grande importance : la révolution, ce qui change absolument tout, c'est que j'ai sorti la tête de l'eau, je vois devant moi, j'ai espoir, j'ai envie de vivre. Et je l'aime, encore plus qu'avant, d'une manière plus vraie, plus sensée, plus stable, plus forte, plus belle.
Ecrit par Indrea, à 02:14 dans la rubrique "Indrea".
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Dimanche (06/05/07)
Est-ce que j'ai juste le droit de dire que je suis super contente ?
Si oui je le dis : "JE SUIS SUPER CONTENTE" et sinon bah je prend le droit et je dis "JE SUIS SUPER CONTENTE".
Voilà le pourquoi du comment du quand du qui du quoi. Bref la raison.
Après quelques séances de travail intensives, quelques prises de tête, de moments de désespoir et de stress, mais après beaucoup de séances de réconfort, de reprise de confiance et de motivation, voilà le résultat, IL est pris à l'EFREI, école d'ingénieur post-bac spécialisée dans l'application de l'informatique au management des entreprises. C'est juste vraiment bien. Ce qu'il lui et me fallait. Il ne lui reste plus qu'à avoir son bac, ce qui est de plus en plus probable avec tous les efforts fournis. Je suis vraiment fière de lui =]. C'est tout, je ne vous embête pas plus =D.

Vive la République, la démocratie, vive la France ! [nonon je me lancerai pas dans un sujet politique]
Ecrit par Laagan, à 22:42 dans la rubrique "Laagan".
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Jeudi (03/05/07)
Fatiguée.
--> De tout.
"J'étais morte" - "C'est pour ça qu'il faut que t'arrête la clope"..."C'est fatigant de vivre" - "ouais, surtout quand t'es amoureuse"

J'aimerais bien que la clope résolve les problèmes. J'aimerais bien être quelqu'un autre que moi pour pouvoir fumer.

Je veux que l'année s'arrête. Je veux juste passer le bac de danse et après je resterai dehors tous les jours, j'irai à des endroits pour occuper tout le temps mes yeux et mon esprit. Je veux qu'ils n'aient aucun moment pour pouvoir voir et réfléchir à tout ce que je veux détruire. Du moins oublier.

Je veux aller voir ma cousine et lui parler tout le temps de tout ce qui me préoccupe, qu'elle me dise des paroles sages et avec sa voix calme et que je voie le monde d'un autre oeil.

Je veux faire maintenant tout ce que je dois faire après le bac. Je veux mettre des juppes et des robes tous les jours, me sentir légère, faire du shopping pour que ça me fatigue tellement que j'aurais plus de tête pour penser après.

Qu'est-ce que je suis lassée. J'ai plus envie d'avoir ni cerveau, ni hormones.

Je fuis le passé. Ca me ressemble pas. Je le hais, il me hait. Il ne me donne plus que ses plus mauvais éléments, et je ne fais que les gober. J'ai pas de futur certain, j'essaie de le choper mais personne n'a l'air le vouloir tel que je le veux, moi.

Je veux choisir, moi. Je n'ai jamais choisi et affronté seule quelque chose. Même pendant un an, mon choix de rester avec lui, c'était parce qu'il était là, qu'il me soutenait, et parfois me retenait. A aucun grand tournant de ma vie, à aucun moment important, je n'ai pu faire un choix seule. Oui j'étais petite, oui je n'ai encore que 17 ans. Mais c'est un sentiment désagréable, qui donne envie de se dire "c'est le moment, c'est à toi maintenant. Ta vie est presque entièrement dans tes mains. Fais le bon choix."

J'ai mal au genou. Et je suis crevée. Je dors jamais assez. Si je vais dans cet état en Prépa, je tiendrai jamais. Au lieu du craquage prévu en février, je vais criser dès octobre.

Que c'est fatigant de vivre. Ca aurait été plus simple si la vie ne me donnait pas envie de la vivre. Ca aurait été vite fait.
Ecrit par MooMooKa, à 18:44 dans la rubrique "MooMooka".
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Lundi (30/04/07)
Something you can have ...
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Quelque chose de beau, quelque chose de sain, quelque chose de joli, quelque chose de doux, quelque chose de mignon, quelque chose de bon, quelque chose de tendre, quelque chose sucré, quelque chose de brillant, quelque chose de lisse, quelque chose d'acide, quelque chose de rose, quelque chose d'ennivrant, quelque chose de craquant, quelque chose de chou, quelque chose de relaxant, quelque chose de léger, quelque chose de fort, quelque chose de rigolo, quelque chose de solide, quelque chose de moelleux, quelque chose d'émouvant, quelque chose...

Je suis fatiguée. Lassée de tout ce qui se passe. J'ai besoin d'un long repos, dans un endroit noir, rose, blanc, doux, clair blabla. J'ai besoin de paix, d'être seule, de respirer un bonne air tendre et sucré, besoin de trouver un vrai équilibre qui puisse persister encore et encore, de trouver de la force en moi, de trouver un endroit qui soit à moi seule. Punaise que c'est fatigant de vivre.
Ecrit par MooMooKa, à 21:39 dans la rubrique "MooMooka".
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